Résumé de la décision
La cour administrative d'appel a été saisie par Mme A..., qui conteste un jugement du tribunal administratif de Rennes daté du 4 novembre 2015. Elle demandait l'annulation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2008 à 2010 au motif qu'elle n'était pas salariée de la société A et G Consultants Limited, et que les sommes perçues pour des prestations d'interprétariat devaient être considérées comme des "bénéfices non commerciaux" et non des "revenus de capitaux mobiliers". La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, rejetant la requête de Mme A..., en considérant qu’elle n’avait pas apporté suffisamment de preuves pour soutenir ses allégations.
Arguments pertinents
1. Absence de preuve et qualification des revenus : La cour a noté que Mme A... ne contestait pas avoir perçu des sommes importantes pour des prestations de traduction, mais qu'elle n’a fourni aucun élément tangible soutenant son argument selon lequel elle avait agi en tant qu'entreprise individuelle. Ainsi, l'administration fiscale était fondée à considérer ces sommes comme des recettes soumises à l'impôt sur les sociétés et à les classer comme des "revenus de capitaux mobiliers".
> "les prestations réalisées par la requérante ont été facturées par la société A et G Consultants Limited, dont elle détient la moitié des parts, et constituent des recettes imposables à l'impôt sur les sociétés."
2. Non-applicabilité des dispositions pour revenus non commerciaux : La cour a conclu que Mme A... ne pouvait pas bénéficier de l'abattement forfaitaire prévu à l'article 102 ter du code général des impôts car ce dernier ne concernait que les revenus non commerciaux.
> "Mme A... ne peut demander à bénéficier des dispositions du 1 de l'article 102 ter du code général des impôts qui ne concernent que les revenus non commerciaux."
Interprétations et citations légales
1. Code général des impôts - Article 109 : Cet article établit la définition des revenus de capitaux mobiliers. Ici, la qualification des sommes perçues par Mme A... en tant que revenus de capitaux mobiliers a été centrale pour justifier l'imposition. L’administration a appliqué cet article pour classer les revenus imposés.
> "1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts" - cet article précise les critères permettant de définir les différentes catégories de revenus.
2. Livre des procédures fiscales - Article R. 194-1 : Ce texte stipule les conditions permettant à un contribuable de contester une imposition après avoir toléré une procédure de rectification. La cour a relevé que Mme A... ne pouvait pas contester l'imposition sur la base qu'elle n'avait pas répondu dans les délais impartis.
> "Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation..." - cela souligne l'importance du respect des délais de contestation dans le cadre du droit fiscal.
Ainsi, la décision met en avant l'importance de l'établissement de la preuve dans les contentieux fiscaux et rappelle les règles strictes qui encadrent les impôts et les réclamations devant l'administration financière.