Résumé de la décision
Mme C..., de nationalité gabonaise, a formé un recours devant la cour pour contester un jugement du tribunal administratif de Nantes qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour « vie privée et familiale ». Elle soutenait que ce refus violait le droit à la vie privée et familiale notamment au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La cour, dans sa décision du 16 février 2017, a rejeté la requête de Mme C..., confirmant le jugement du tribunal administratif et considérant que le refus du titre de séjour ne portait pas atteinte de manière disproportionnée à ses droits.
Arguments pertinents
Les principaux arguments de la cour s'articulent autour de l'appréciation de la situation personnelle de Mme C... et du cadre juridique applicable.
1. Durée de la vie commune : La cour souligne que, même en retenant la date de début de vie commune au 26 mars 2013, la durée de cette vie commune était inférieure à un an au moment de la décision contestée. Cela a été jugé insuffisant pour considérer qu'elle avait des attaches familiales suffisamment solides en France.
2. Attaches familiales au Gabon : La cour fait valoir qu'il n'est pas prouvé que Mme C... soit dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, le Gabon, où elle a vécu jusqu'en 2009. Ce constat est crucial pour l'appréciation de la proportionnalité de l'atteinte à sa vie privée.
3. Conformité avec le droit à la vie privée : La cour conclut que le refus de titre de séjour ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, ainsi que le prévoient le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et de droit d'asile.
Interprétations et citations légales
Dans son analyse, la cour s'est référée à plusieurs textes de loi, notamment :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L.313-11 : Cet article précise les situations dans lesquelles un étranger peut se voir accorder un titre de séjour. La cour a estimé que Mme C... ne remplissait pas les conditions requises, en particulier en relation avec ses attaches familiales.
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales - Article 8 : Cet article garantit le droit au respect de la vie privée et familiale. La cour a interprété que le simple fait de vivre en France avec un partenaire ne suffit pas à contester un refus de titre de séjour si les autres conditions ne sont pas remplies.
> "Le refus de titre de séjour opposé à Mme C... n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris".
La cour a ainsi fait une appréciation cumulée de la situation personnelle de la requérante vis-à-vis des exigences juridiques et des éléments factuels établis, justifiant le rejet de sa requête.