Résumé de la décision
Mme C...B..., ressortissante française, a demandé la délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille Mlle A...D...B... auprès des autorités consulaires, mais sa demande a été opposée à un refus implicite. Après le rejet de son recours par la commission, elle a saisi le tribunal administratif de Nantes, qui a également rejeté sa demande d'annulation de cette décision. Contestant cette décision, Mme C...B... a interjeté appel. La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, constatant que les documents fournis par Mme C...B... ne permettaient pas d'établir le lien de filiation alléguée et que sa possession d'état n'avait pas été suffisamment prouvée.
Arguments pertinents
1. L'absence du jugement d'autorisation d'inscription : La cour souligne que les extraits d'actes d'état-civil fournis par Mme C...B... ont été établis sur la base d'un jugement d'autorisation d'inscription qui n'a pas été produit. Cela empêche de vérifier la régularité des actes d'état-civil. Le ministre a soutenu qu'il avait tenté, sans succès, d'obtenir une copie de ce jugement.
« ...la production des extraits mentionnés plus haut ne sauraient, compte tenu de l'impossibilité de vérifier qu'ils ont été dressés à la suite d'une décision de justice intervenue régulièrement, permettre d'établir le lien de filiation alléguée. »
2. La possession d'état insuffisamment prouvée : Bien que Mme C...B... ait produit des mandats émis à partir de 2011 pour démontrer la possession d'état, ces documents ne constituent pas une preuve suffisante pour établir le lien par filiation.
« ...les documents produits... ne permettent pas de tenir pour acquise une telle possession d'état. »
Interprétations et citations légales
La cour a appliqué principalement le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a pris en compte la loi relative à l'aide juridique, bien que cela ne soit pas central à la décision. Les articles du code de l'état-civil concernant l'établissement du lien de filiation et les conditions de délivrance des visas ont été implicitement évoqués.
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article sur l'obtention d'un visa : Bien que le texte spécifique n'ait pas été cité dans le jugement, il est sous-entendu que les conditions d'établissement de la filiation et de la régularité des documents sont essentielles à la procédure.
2. Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : Cette loi a été mentionnée pour indiquer que Mme C...B... n’a pas bénéficié de l'aide juridictionnelle, mais elle ne figurait pas comme un élément central dans le raisonnement de la cour.
L’interprétation de la régularité des actes d’état-civil et la nécessité de prouver la filiation par des moyens probants ont conduit la cour à conclure que Mme C...B... ne pouvait pas revendiquer son droit à la délivrance d'un visa pour sa fille sur la base des seuls documents produits. Cette décision met en lumière l'importance de la preuve en matière de filiation dans le cadre des demandes de visa.