Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. A..., un ressortissant égyptien, conteste un jugement du Tribunal administratif de Paris qui a rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. L'arrêté a été motivé par son séjour irrégulier en France depuis 2012, ainsi que par son emploi et ses liens familiaux, sans autorisation de travail valide. La Cour rejette la requête de M. A..., confirmant le jugement du tribunal administratif sur la base d'une analyse des faits et du droit applicable.Arguments pertinents
1. Incompétence et Motivation : M. A... argüait que l'arrêté avait été pris par une autorité incompétente et qu'il présentait des mentions fictives, tout en arguant que la motivation de l'arrêté était insuffisante et que sa situation personnelle n'avait pas été examinée de manière adéquate. La Cour a rejeté ceci, adoptant les motifs des premiers juges : "Il y a lieu d'écarter, par adoption des motifs des premiers juges, les moyens... tirés de l'insuffisante motivation... et du défaut d'examen concret de la situation personnelle de M. A....".2. Séjour irrégulier et statut familial : La Cour a constaté que M. A... avait séjourné irrégulièrement en France pendant huit ans, travaillant sans autorisation. Bien que marié à une compatriote et père d’un enfant né en France, la Cour a noté que "rien ne fait obstacle à ce qu'il retourne avec ses parents dans leur pays d'origine". Cette situation familiale n'a pas été considérée suffisante pour annuler l'arrêté.
3. Erreur manifeste d'appréciation : La Cour a écarté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, en indiquant que la combinaison de l’absence d’autorisation de séjour et de travail, ainsi que du statut de son épouse, justifiait les décisions des autorités.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs principes et textes de loi :- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-14 : Cet article définit les conditions d'admission exceptionnelle au séjour, que M. A... n'a pas démontrées du fait de son emploi non autorisé.
- Code des relations entre le public et l'administration : Les principes de motivation des actes administratifs sont fondamentaux, mais la Cour a trouvé que l'arrêté était suffisant en vertu des éléments présentés. La motivation doit être proportionnée et répondre au besoin de clarté, ce qui a été jugé respecté ici.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que les frais engagés ne peuvent être récupérés par la partie perdante, justifiant le rejet des conclusions de M. A... concernant le remboursement des frais de justice : "Les conclusions présentées à ce titre par M. A..., partie perdante, doivent dès lors être rejetées".
En conclusion, la Cour a statué de manière théorique sur les droits d’entrée et de séjour des étrangers, en insistant sur l'irrégularité de la situation de M. A... et sur le fait que des liens familiaux ne suffisent pas à renverser la présomption de légalité de l'acte préfectoral en question.