Résumé de la décision
Cette affaire concerne M. C..., un ressortissant algérien, qui a été placé sous le coup d'un arrêté de quitter le territoire français, notifié le 26 mai 2017. M. C... a formé un recours devant le Tribunal administratif de Montreuil, lequel a été rejeté pour tardivité. Il a alors interjeté appel. La cour a confirmé le jugement du Tribunal administratif, déclarant le recours de M. C... manifestement irrecevable en raison du non-respect des délais de recours prévus par la loi.
Arguments pertinents
1. Délais de recours : La Cour a souligné que, conformément à l'article R. 776-2 du Code de justice administrative, un délai de quinze jours court à partir de la notification de l'obligation de quitter le territoire. M. C... a été notifié de cette obligation le 26 mai 2017 et a déposé son recours le 12 juin 2017, soit au-delà du délai imparti. La Cour a observé que ce délai, tel que défini, n'est pas prorogeable, citant l'article R. 776-5 du même code : « Les délais de quarante-huit heures et les délais de quinze jours [...] ne sont susceptibles d'aucune prorogation ».
2. Notification et mention des voies de recours : La Cour a également rappelé que, selon l'article R. 421-5 du Code de justice administrative, les délais de recours ne sont opposables que s'ils ont été clairement mentionnés dans la notification de la décision. Dans ce cas, l'arrêté était conforme, mentionnant les voies et délais de recours qui s'appliquaient.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : La cour a dû se pencher sur la question de la prorogation des délais de recours dans le cadre de la procédure administrative. L'article R. 776-5 a clairement établi « que les délais [...] ne sont susceptibles d'aucune prorogation ». Cela signifie que, malgré le fait que le dernier jour d'un délai puisse tomber un jour non ouvrable (ou ici, un samedi), cela n'affecte pas la rigueur de ces délais dans le cadre des procédures administratives.
2. Application des dispositions : L'arrêté en question énonce clairement les voies et délais de recours, conformément à l'article R. 421-5, ce qui renforce la légitimité et la recevabilité formelle de son rejet pour tardivité. Cela montre que l'administration a respecté ses obligations en matière de notification, et que la rigueur imposée par le code de justice administrative vise à protéger la structure procédurale et l'ordre public, en évitant des recours tardifs.
En résumé, la décision de la Cour confirme qu'il est essentiel de respecter strictement les délais de recours dans le contexte des obligations de quitter le territoire, et que les règles de droit administratif prévoient des limites claires qui ne peuvent être étendues ou ignorées.