Résumé de la décision :
Dans cette affaire, M. A... a introduit une requête devant le Conseil d'Etat visant à annuler le refus du ministre de l'intérieur d'inscrire son poste de chef de la division de sécurité de proximité de Pessac sur la liste des postes ouvrant droit à l'allocation de service. Cependant, par un mémoire en date du 8 décembre 2017, il a déclaré se désister de ses conclusions concernant l'annulation et l'injonction. Le Conseil d'Etat a pris acte de ce désistement. En ce qui concerne les conclusions indemnitaires, celles-ci, présentées sans le ministère d'un avocat, ont été jugées irrecevables. Le Conseil a donc rejeté le surplus des conclusions de M. A..., indiquant que l'État n'est pas débiteur des frais de justice.
Arguments pertinents :
1. Compétence du Conseil d'Etat : La décision souligne que le Conseil d'Etat est compétent pour connaître des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres. Ainsi, les demandes d'annulation de M. A... relevaient de cette compétence. Comme précisé dans le recueil, "les conclusions à fin d'annulation [...] relèvent [...] de la compétence de premier et dernier ressort du Conseil d'Etat" (Code de justice administrative - Article R. 311-1).
2. Désistement de M. A... : M. A... a exprimé son intention de se désister de certaines de ses demandes, ce qui a été reconnu comme "pur et simple", permettant au Conseil d'Etat d’en donner acte, dépouillant ainsi la procédure des questions concernant ces demandes.
3. Irrecevabilité des conclusions indemnitaires : La décision précise que les conclusions à fin d'indemnisation, présentées sans le ministère d'un avocat, étaient irrecevables selon les dispositions de l'article R. 432-1. Comme indiqué, "les conclusions de M. A... [...] n'ont pas été régularisées malgré les invitations qui ont été adressées au requérant". Cela illustre l’importance du respect des règles procédurales pour la recevabilité des demandes.
Interprétations et citations légales :
1. Article R. 311-1 du Code de justice administrative : Cet article établit la compétence du Conseil d'Etat pour connaître des recours contre les actes réglementaires des ministres. Sa lecture indique que toute demande d'annulation de tels actes est du ressort de cette juridiction, ce qui a été appliqué dans le jugement.
2. Article R. 432-1 et R. 432-2 du Code de justice administrative : Ces dispositions requièrent que les requêtes soient présentées par un avocat dans le cadre des conclusions indemnitaires. L'article R. 432-2 stipule que cette obligation ne s'applique pas à certains recours, mais comme le précise la décision, les conclusions de M. A...« [...] qui ne sont pas au nombre de celles que l'article R. 432-2 [...] dispense » sont considérées comme irrecevables.
3. Article L. 761-1 du Code de justice administrative : Cet article prévoit que les frais d'un litige sont généralement à la charge de la partie perdante. Dans la décision, il est affirmé que "la somme que M. A...demande [...] soit mise à la charge de l'Etat [...] n'est pas applicable car l'Etat n'est pas la partie perdante".
La décision du Conseil d'Etat contre M. A... illustre ainsi le strict respect des règles procédurales en matière de recours administratif, tout en confirmant le cadre légal qui régit la compétence et les obligations des parties en présence.