Résumé de la décision
Dans l'affaire n° 408232, le Conseil d'État a statué sur un litige concernant un permis de construire délivré à M. et Mme C... par la commune de Sanary-sur-Mer. La haute juridiction a annulé un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qui avait précédemment annulé le permis de construire. Dans sa décision, le Conseil d'État a constaté que la régularisation d'un vice affectant le permis, lié à une méconnaissance du cahier des charges du lotissement, avait été effectuée par un arrêté du maire, réduisant l'emprise au sol de la piscine, ce qui rendait désormais la requête des opposants, M. et Mme B..., infondée.
Arguments pertinents
Le Conseil d'État a fondé sa décision sur plusieurs points clés :
1. Régularisation du Permis de Construire : Le vice affectant le permis de construire initial, fondé sur la méconnaissance des dispositions du troisième alinéa de l'article 7 du cahier des charges du lotissement, a été régularisé par un arrêté du maire. L'emprise au sol de la piscine a été réduite, permettant ainsi de respecter les normes imposées par le lotissement.
2. Inadéquation des Autres Moyens : La décision a également souligné que les autres moyens soulevés par M. et Mme B... ne justifiaient pas l'annulation du permis, renforçant ainsi la validité des actes pris par l'administration. En conséquence, la requête de M. et Mme B... a été rejetée.
Citation pertinente : "Il résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme B... tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 août 2010... doit être rejetée..."
Interprétations et citations légales
1. L'Article L. 600-5-1 du Code de l'Urbanisme : Cet article permet au juge administratif de surseoir à statuer lorsque des vices peuvent être régularisés. Il précise que le juge peut inviter les parties à prendre des mesures de régularisation dans un délai qu'il fixe. La décision soulève l'importance de cette disposition dans les procédures d'urbanisme, permettant ainsi la régularisation des actes administratifs contestés.
- Code de l’Urbanisme - Article L. 600-5-1 : "Le juge administratif... sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations... jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation..."
2. Le Cahier des Charges du Lotissement : Le jugement mentionne que le troisième alinéa de l'article 7 du cahier des charges stipule une emprise au sol maximale des constructions dans chaque lot, ce qui est fondamental dans l'appréciation de la légalité du permis de construire.
- Cahier des Charges - Article 7 : "L'emprise au sol maximale des constructions dans chaque lot est fixée à 250 m²."
Cette interprétation souligne la manière dont les réglementations locales impactent la légalité des projets de construction et l'importance des respect des normes établies dans le cadre de l'urbanisme.
En conclusion, le Conseil d'État a confirmé la légalité du permis de construire en raison de sa régularisation, illustrant ainsi la flexibilité du droit administratif face à la nécessité de respecter les normes d'urbanisme.