Résumé de la décision
Dans une affaire relative à l'annulation d'un arrêté, la ville de Marseille a introduit un pourvoi devant le Conseil d'Etat contre un jugement du tribunal administratif de Marseille ayant nullifié cet arrêté. Le Conseil d'Etat a décidé d'annuler cet arrêté dans son intégralité, rendant ainsi les pourvois de la ville de Marseille et des autres parties sans objet. En conséquence, le Conseil a également décidé d'imposer des frais liés au litige, en allouant 1 000 euros à verser par la société OGIC et 1 000 euros à verser par la ville de Marseille aux sociétés FINAMUR, Foncière GDP, et le Soleil du Roucas blanc.
Arguments pertinents
Le Conseil d'Etat justifie sa décision en considérant que "cette décision n'étant pas susceptible de recours et ayant autorité absolue de la chose jugée, il n'y a plus lieu de statuer sur les pourvois visés ci-dessus." Cela souligne l'impact irrévocable d'une décision d'annulation d'un arrêté, qui par son caractère définitif, rend superflu l'examen des recours connexes. Le Conseil a également statué sur les frais de justice en raison des circonstances de l'espèce, indiquant que "dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société OGIC et de la commune de Marseille une somme globale de 1 000 euros à verser aux sociétés requérantes."
Interprétations et citations légales
L'article L. 761-1 du Code de justice administrative est central dans cette décision. Cet article, qui prévoit l'allocation de frais de justice aux parties qui ont gain de cause, a été interprété comme offrant une compensation partielle pour les frais engagés par les sociétés FINAMUR, Foncière GDP, et le Soleil du Roucas blanc. La décision précise que "la société OGIC et la ville de Marseille verseront chacune une somme globale de 1 000 euros" en application de cet article, reflétant ainsi l'obligation de compenser les dépenses des parties ayant remporté leur cause.
Ainsi, l'application de l'article a permis de trancher sur les frais de litige dans un contexte où la décision d'annulation d'arrêté prévalait, indiquant que même en l'absence de fondement sur le fond, des décisions doivent être prises sur les conséquences financières des litiges. Le Conseil d'Etat a également rejeté les demandes supplémentaires de la société OGIC et de la ville de Marseille aux motifs que les circonstances ne justifiaient pas une telle allocation.