Résumé de la décision
La décision concerne le pourvoi en cassation présenté par la SCI Les Lotus et M. et Mme B..., qui vise à annuler un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes. Ce dernier avait rejeté leurs préoccupations concernant l'irrégularité d'une délibération du conseil municipal de Bourgbarré et la classification de leur terrain en zone naturelle. Le Conseil d’État a décidé de ne pas accueillir ce pourvoi, considérant que les moyens soulevés par les requérants n’étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Erreur de droit : Les requérants soutenaient que la cour avait commis une erreur de droit en affirmant que l'irrégularité de la délibération du 13 janvier 2015 n'avait pas influencé la délibération du 15 mars 2015. Cette délibération, selon eux, était entachée d'une compétence contestable (article L. 123-1 du code de l'urbanisme).
2. Application des normes : Ils affirmaient également que la cour avait mal appliqué les dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'urbanisme en écartant une erreur manifeste d'appréciation concernant le classement de leur terrain en zone naturelle, malgré son caractère urbanisé.
3. Dénaturation des pièces : Enfin, ils prétendaient que la cour avait dénaturé les éléments du dossier en écartant leur argument relatif au tracé du ruisseau des Coniaux, qui ne se situait pas sur l’emplacement réservé.
Le Conseil d’État a jugé que ces moyens n'étaient pas suffisants pour justifier l'admission du pourvoi.
Interprétations et citations légales
Le Conseil d’État s’est référé aux normes suivantes :
- Code de justice administrative - Article L. 822-1 : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux." Cela souligne l’exigence d’un niveau de fond suffisant pour admettre un pourvoi.
- Code de l'urbanisme - Article L. 123-1 et Article R. 123-8 : Ces articles traitent respectivement de l'approbation des plans locaux d'urbanisme (PLU) et de la classification des zones. Le Conseil d’État a appliqué ces dispositions pour évaluer si l'irrégularité et les erreurs de classement alléguées par les requérants avaient été correctement jugées par la cour administrative d'appel.
L'analyse juridique a conduit à la conclusion que les arguments présentés par la SCI Les Lotus et M. et Mme B... étaient insuffisants pour perturber la décision de la cour. En conséquent, le Conseil a décidé de ne pas admettre le pourvoi.