Résumé de la décision
La présente décision du Conseil d'État concerne une demande d'annulation par la société Zimmer Biomet France Holdings SAS des commentaires administratifs relatifs à l'article 209 du code général des impôts, en raison d'une prétendue atteinte aux principes d'égalité devant la loi et devant les charges publiques. Le Conseil d'État a jugé que la question de la conformité à la Constitution du 1 du IX de l'article 209 nécessitait d'être renvoyée au Conseil constitutionnel, en raison du caractère sérieux des arguments Soulignés. En conséquence, il a décidé de surseoir à statuer sur la requête de la société jusqu'à ce que la question soit tranchée par le Conseil constitutionnel.
Arguments pertinents
1. Applicabilité et conformités : Le Conseil d'État a constaté que les dispositions contestées (1 du IX de l'article 209 du code général des impôts) sont applicables au litige et qu'elles n'ont pas encore été déclarées conformes à la Constitution, condition préalable au renvoi au Conseil constitutionnel.
2. Caractère sérieux de la question : Le moyen soulevé par la société Zimmer Biomet, qui affirme que les dispositions en question portent atteinte aux principes d'égalité, a été jugé comme présentant un caractère sérieux. Cela justifie la nécessité d'une vérification par le Conseil constitutionnel.
> "Le moyen tiré de ce que ces dispositions portent atteinte aux principes d'égalité devant la loi et d'égalité devant les charges publiques [...] soulève une question présentant un caractère sérieux."
Interprétations et citations légales
1. Ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel - Article 23-5 : Cet article établi les conditions dans lesquelles une question prioritaire de constitutionnalité peut être soulevée. Il indique notamment que pour être transmise au Conseil constitutionnel, la disposition législative contestée doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme, et la question doit être nouvelle ou présenter un caractère sérieux.
2. Code général des impôts - Article 209 : Le IX de cet article prévoit que les charges financières liées à l'acquisition de titres de participation doivent être rapportées au bénéfice de l'exercice, sauf si la société justifie que les décisions relatives à ces titres sont prises par des sociétés établies en France.
> "Ces dispositions subordonnent la possibilité de ne pas être soumis à la réintégration [...] à la démonstration de ce que les décisions relatives à ces titres sont prises par une société établie en France".
Conclusion
Dans cette décision, le Conseil d'État a joué son rôle de garant de l'équité et de la légalité, en mettant en exergue la nécessité de vérifier la conformité des dispositions fiscales en question avec la Constitution. Le renvoi au Conseil constitutionnel pour trancher la question permet d'assurer la protection des droits et libertés garantis par la Constitution, en examinant de manière approfondie les implications de la réglementation fiscale contestée.