Résumé de la décision
M. B C et Mme A C ont contesté des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2011, 2012 et 2013, ainsi que les pénalités associées, devant le tribunal administratif de Toulouse. Ce tribunal a partiellement donné raison aux requérants en réduisant leur base d'imposition pour 2011, mais a rejeté le surplus de leur demande. La cour administrative d'appel de Toulouse a confirmé ce jugement. M. et Mme C ont alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas admettre leur pourvoi, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Sur la communication des procès-verbaux : M. et Mme C ont soutenu que la cour avait méconnu l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales en jugeant que l'administration fiscale n'avait pas entaché d'irrégularité la procédure d'imposition pour l'année 2011, en raison du refus de communiquer des procès-verbaux d'audition. Ils ont fait valoir que ces documents étaient accessibles directement auprès de l'autorité judiciaire, conformément à l'article 114 du code de procédure pénale.
2. Sur l'absence de communication pour les années 2012 et 2013 : Ils ont également argué que la cour avait commis une erreur de droit en rejetant leur demande de décharge des impositions supplémentaires pour 2012 et 2013, en raison de l'absence de communication des procès-verbaux, alors qu'ils avaient demandé ces documents en réponse à la proposition de rectification pour 2011, et que les propositions pour les autres années reposaient sur des motifs similaires.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 76 B du livre des procédures fiscales : Cet article stipule que l'administration fiscale doit respecter certaines règles de communication des documents lors des procédures d'imposition. La cour a interprété que l'absence de communication des procès-verbaux n'entachait pas la procédure d'irrégularité, car les requérants pouvaient obtenir ces documents par d'autres moyens.
2. Article 114 du code de procédure pénale : Cet article permet l'accès aux procès-verbaux d'audition par les personnes concernées. M. et Mme C ont soutenu que cela justifiait leur demande, mais la cour a jugé que cela ne suffisait pas à établir une irrégularité dans la procédure d'imposition.
3. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article précise que le pourvoi en cassation doit être fondé sur des moyens sérieux. Le Conseil d'État a conclu que les arguments de M. et Mme C ne remplissaient pas cette condition, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de leur pourvoi.
En somme, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. et Mme C, considérant que les moyens avancés ne justifiaient pas une admission, et a confirmé la décision de la cour administrative d'appel.