Résumé de la décision
M. B D a introduit une requête devant le Conseil d'État pour annuler un décret du 17 février 2022, qui le concernait en tant que professeur des universités à l'université de Lorraine. Cependant, après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, M. D n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le Conseil d'État a donné acte de son désistement d'instance, rejetant également les demandes de M. C A concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Désistement d'instance : Le Conseil d'État a constaté que M. D n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui avait été imparti. En vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, cela entraîne un désistement d'office. La décision précise : "M. D doit être réputé s'être désisté de sa requête."
2. Frais de justice : Concernant la demande de M. C A de mettre à la charge de M. D une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le Conseil d'État a décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande, en raison des circonstances de l'affaire.
Interprétations et citations légales
1. Désistement d'instance : L'article R. 612-5-1 du code de justice administrative stipule que "lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement... peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions." Cette disposition vise à clarifier la volonté du requérant et à éviter des procédures inutiles.
2. Frais de justice : L'article L. 761-1 du code de justice administrative prévoit que "la justice administrative peut, dans les cas prévus par la loi, mettre à la charge d'une partie une somme au titre des frais exposés par l'autre partie." Toutefois, le Conseil d'État a exercé son pouvoir discrétionnaire en rejetant cette demande, soulignant que les circonstances de l'affaire ne justifiaient pas une telle imposition.
En conclusion, la décision du Conseil d'État repose sur une application stricte des règles de procédure administrative, en particulier concernant le désistement d'instance et la gestion des frais de justice.