Résumé de la décision
M. B C a initialement porté plainte contre M. D F et M. A E devant la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins, qui a rejeté ses plaintes et l'a condamné à verser des dommages et intérêts pour abus. En appel, la chambre disciplinaire nationale a annulé cette décision, rejeté les plaintes de M. C et les demandes d'indemnisation de M. F et M. E. M. C a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, mais a déclaré se désister de son pourvoi par un mémoire enregistré le 13 décembre 2022. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de M. C était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 822-5 du code de justice administrative, qui stipule que le président de la chambre doit donner acte du désistement lorsque celui-ci est déclaré avant l'admission du pourvoi.
2. Absence d'opposition au désistement : Le Conseil d'État a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, ce qui a permis de le considérer comme valide et effectif.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 822-5 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles un désistement peut être accepté. Il est stipulé que "En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance." Cela souligne que le désistement est un droit reconnu au requérant, tant qu'il est effectué dans les délais appropriés.
2. Article R. 611-22 du code de justice administrative : Bien que cet article ne soit pas directement cité dans la décision, il est pertinent de noter qu'il traite des cas où un requérant est réputé s'être désisté, ce qui renforce la flexibilité accordée aux parties dans le cadre des procédures administratives.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de donner acte du désistement de M. C repose sur une interprétation claire des règles de procédure administrative, garantissant ainsi le respect des droits des parties dans le cadre des recours.