Résumé de la décision
M. B A a saisi le tribunal administratif de Montpellier pour obtenir réparation d'un préjudice lié à la liquidation de sa retraite, demandant 10 385 euros. Le tribunal a condamné l'État à lui verser 2 385 euros. M. A a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État pour annuler ce jugement et obtenir la somme initialement demandée. Cependant, par un mémoire enregistré le 19 février 2024, il a décidé de se désister de son pourvoi. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement par ordonnance en date du 12 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a reconnu que le désistement de M. A était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à cette décision. Cela est conforme aux dispositions de l'article R. 822-5 du code de justice administrative, qui stipule que "en cas de désistement avant l'admission du pourvoi, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance".
2. Absence d'opposition : Le Conseil d'État a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, ce qui a permis de donner acte de celui-ci sans complications supplémentaires.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 822-5 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles un désistement peut être pris en compte. Il est stipulé que "en cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance". Cela souligne que le désistement est une procédure reconnue et encadrée par la loi, permettant au requérant de se retirer de la procédure sans que cela n'entraîne de conséquences négatives.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Bien que M. A ait demandé que l'État soit condamné à lui verser une somme au titre de cet article, le désistement pur et simple a mis fin à la procédure, rendant cette demande sans objet. Cet article prévoit que "dans les litiges devant les juridictions administratives, la partie qui succombe peut être condamnée à payer à l'autre partie une somme au titre des frais exposés". Cependant, dans le cas présent, le désistement a empêché toute décision sur le fond, y compris sur les frais.
En conclusion, le Conseil d'État a agi conformément aux dispositions légales en prenant acte du désistement de M. A, ce qui a mis un terme à la procédure sans jugement sur le fond.