Résumé de la décision
M. C B a saisi le Conseil d'État le 12 juillet 2023, demandant la condamnation de l'université de Besançon ou des membres du comité de sélection pour le recrutement d'un professeur des universités à lui verser des indemnités pour ses frais de déplacement et d'hébergement, ainsi qu'une réparation pour préjudice moral. M. B ne conteste pas la légalité de la nomination de la candidate retenue, mais estime que le comité aurait dû s'abstenir d'auditionner des candidats externes en raison de la présence d'une candidate interne. Le Conseil d'État a rejeté sa requête, considérant qu'elle n'était pas recevable, car M. B n'a pas invoqué d'illégalité fautive.
Arguments pertinents
Le Conseil d'État a fondé sa décision sur plusieurs points juridiques :
1. Irrecevabilité de la requête : M. B n'a pas assorti sa demande d'arguments juridiques valables. Le Conseil d'État a noté que "sa requête n'est manifestement pas recevable et ne peut qu'être rejetée", soulignant l'absence de moyens de droit dans sa demande.
2. Absence de contestation légale : Bien que M. B ait exprimé des griefs concernant le processus de sélection, il n'a pas contesté la légalité de la nomination de la candidate retenue, ce qui est essentiel pour établir une base légale pour sa demande d'indemnisation.
Interprétations et citations légales
Le Conseil d'État a appliqué plusieurs articles du Code de justice administrative pour justifier sa décision :
- Code de justice administrative - Article R. 351-4 : Cet article stipule que les juridictions administratives peuvent rejeter des conclusions manifestement irrecevables. Le Conseil a utilisé cette disposition pour justifier le rejet de la requête de M. B, en raison de son caractère manifestement irrecevable.
- Code de justice administrative - Article R. 122-12 : Cet article permet au président de la section du contentieux de rejeter des requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Le Conseil a appliqué cette règle pour conclure que M. B n'avait pas fourni d'arguments suffisants pour soutenir sa demande.
- Code de justice administrative - Article R. 411-1 : Cet article exige que la requête contienne un exposé des faits et des moyens. Le Conseil a noté que M. B n'avait pas respecté cette exigence, car il n'a pas exposé de moyens juridiques dans sa requête.
En somme, la décision du Conseil d'État repose sur l'irrecevabilité manifeste de la requête de M. B, qui n'a pas fourni d'arguments juridiques valables pour soutenir sa demande d'indemnisation.