Résumé de la décision
La société Clinique vétérinaire des Revols a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 22 juin 2022) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 6 juillet 2022). En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Clinique vétérinaire des Revols était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements.
> "Le désistement de la société Clinique vétérinaire des Revols est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Frais de justice : Le Conseil d'État a également décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit aux conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant la mise à charge de la société des frais de justice, en raison des circonstances de l'espèce.
> "Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela souligne le droit des parties à se retirer d'une procédure sans condition, ce qui est un principe fondamental du droit administratif.
> "Le président de la section du contentieux, [...] peut, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que les frais de justice peuvent être mis à la charge d'une partie, mais le Conseil d'État a jugé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande dans le cas présent, ce qui montre une certaine prudence dans l'application de cette disposition.
> "Les conclusions présentées par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées."
En conclusion, la décision du Conseil d'État illustre le respect du droit au désistement dans le cadre des procédures administratives, tout en soulignant la discrétion dont dispose le juge administratif concernant l'imposition des frais de justice.