Résumé de la décision
La société des Alouettes a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 11 octobre 2022) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 26 octobre 2022). En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024, la société des Alouettes a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement, le considérant comme pur et simple.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a reconnu le droit de la société des Alouettes de se désister de sa requête, conformément à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela souligne le principe de liberté de l'initiative des parties dans le cadre des procédures judiciaires.
2. Nature du désistement : Le désistement a été qualifié de "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y a pas de conditions ou de réserves attachées à cette décision. Cela permet de clore la procédure sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la requête.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. La formulation de cet article est claire : "Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements". Cela établit le cadre légal permettant aux parties de se retirer d'une procédure sans préjudice.
2. Droit au désistement : Le Conseil d'État a affirmé qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il soit donné acte du désistement, ce qui renforce le principe de la liberté des parties dans le cadre des procédures administratives. Cela est en ligne avec le droit fondamental d'accès à la justice, qui inclut le droit de ne pas poursuivre une action en justice.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de prendre acte du désistement de la société des Alouettes illustre le respect des droits procéduraux des parties et la clarté des dispositions légales régissant les désistements dans le cadre du contentieux administratif.