Résumé de la décision
La société Vétérinaire du Parc a introduit une requête devant le Conseil d'État le 20 décembre 2023, demandant l'annulation de deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 3 octobre 2023) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 10 octobre 2023). En outre, la société a sollicité un renvoi de questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 20 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement par ordonnance du 2 août 2024.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Vétérinaire du Parc était pur et simple, ce qui est conforme aux dispositions de l'article R. 122-12 du code de justice administrative. Cette disposition permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements, sans qu'il y ait d'opposition à ce que cela soit fait.
> "Le désistement de la société Vétérinaire du Parc est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Notification des parties : L'ordonnance précise que la décision sera notifiée à la société requérante et qu'une copie sera adressée au Conseil national de l'ordre des vétérinaires ainsi qu'au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, ce qui souligne l'importance de la transparence et de l'information des parties concernées.
> "La présente ordonnance sera notifiée à la société Vétérinaire du Parc."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela montre que le droit au désistement est reconnu et encadré par la loi, permettant ainsi aux parties de mettre fin à une procédure sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
> "Le président de la section du contentieux, [...] peut, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Droit à un recours effectif : Bien que la décision ne traite pas directement des questions de fond soulevées par la société, le fait que celle-ci ait choisi de se désister peut être interprété comme une volonté de ne pas poursuivre une action qui pourrait ne pas aboutir favorablement. Cela soulève des questions sur l'accès à la justice et le droit à un recours effectif, qui sont des principes fondamentaux en droit administratif.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de prendre acte du désistement de la société Vétérinaire du Parc est conforme aux dispositions légales en vigueur, et elle illustre le respect des droits procéduraux des parties dans le cadre du contentieux administratif.