Résumé de la décision
M. D..., un ressortissant algérien, a demandé un titre de séjour en France sur la base des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Sa demande a été refusée par un arrêté du préfet de la Haute-Corse en date du 25 septembre 2014, qui a également assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. M. D... a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Bastia, qui a rejeté sa requête le 16 décembre 2014. M. D... a ensuite interjeté appel de ce jugement. La cour administrative d'appel de Marseille a finalement à son tour rejeté sa requête, considérant que les moyens invoqués par M. D... étaient infondés.
Arguments pertinents
1. Incompétence du signataire de l'acte : M. D... a soutenu que le signataire de la décision refusant le titre de séjour était incompétent, mais la cour a écarté cet argument sans nécessiter de justifications supplémentaires, faisant référence aux motifs déjà établis par les premiers juges.
2. Motivation insuffisante de la décision : M. D... a également critiqué le manque de motivation de la décision, tant pour le refus de titre de séjour que pour l'obligation de quitter le territoire. La cour a statué que le tribunal administratif avait suffisamment étayé sa réponse sur ce point : « il y a lieu d'écarter l'ensemble de ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges. »
3. Méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien : Malgré les arguments de M. D... sur le non-respect des stipulations du 1 de l'article 6 de cet accord, la cour a confirmé que ces prétentions ne pouvaient remettre en cause la validité des décisions administratives.
4. Conclusion sur l'obligation de quitter le territoire : M. D... a également fait valoir que la décision d'éloignement était illégale en raison de la préexistence d'un moyen d'irrecevabilité, argument qui a été également écarté.
Enfin, la cour a jugé que M. D... n'était pas fondé à contester le jugement du tribunal, ainsi que les conclusions tendant à l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour ou à accorder des provisions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Accord franco-algérien : L'article 6 de cet accord stipule les conditions de séjour des ressortissants algériens en France. M. D... se fonde sur cet article pour justifier sa présence en France, mais la cour n'a pas jugé cette fondation suffisante au regard des éléments de preuve fournis par les autorités de l'État.
2. Code de l'entrée et du séjour des étrangers : Le I de l'article L. 511-1, qui régit les conditions de déclaration d'intention de séjour, a été cité dans le cadre de l'argumentation de M. D... concernant l'inconventionnalité, mais la cour a estimé que cela ne suffisait pas à remettre en cause la légalité de l'arrêté préfectoral.
3. Loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 : Cette loi régit la motivation des actes administratifs et vise à garantir une certaine transparence dans les décisions prises par l'administration. La décision administrative contestée a été considérée comme étant suffisamment motivée en dépit des allégations de M. D..., ce qui a renforcé la position des juges : « La réponse du tribunal est elle-même suffisante et n'appelle pas de nouvelles précisions en appel. »
En conclusion, la décision de la cour administrative d'appel a été fondée sur une analyse stricte des éléments de compétence, de motivation et de conformité des décisions administratives avec les accords internationaux et les exigences légales.