Résumé de la décision :
M. A..., de nationalité égyptienne, a demandé un titre de séjour au préfet de police, ce qui a été rejeté par une décision implicite, confirmée par le ministre de l'intérieur. Il conteste cette décision devant la Cour administrative d'appel, en faisant valoir une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La Cour a rejeté sa requête, confirmant le jugement du Tribunal administratif de Paris en considérant que M. A...n'a pas apporté d'éléments nouveaux à ses arguments.Arguments pertinents :
Dans sa décision, la Cour relève que M. A...répète les moyens soulevés en première instance sans les enrichir d'éléments ayant trait aux circonstances de son cas.- La Cour indique qu'il y a lieu "par adoption des motifs retenus par les premiers juges" d'écarter les moyens soulevés par M. A..., affirmant que sa demande de titre de séjour ne repose pas sur des éléments suffisants contre le rejet de sa demande (point 2 du considérant).
- La Cour conclut que M. A... "n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande".
Interprétations et citations légales :
1. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 8 : Cet article protège le droit au respect de la vie privée et familiale. M. A... invoque cet article pour contester le refus de son titre de séjour, mais la Cour, en se fondant sur les motifs des premiers juges, estime que les éléments avancés ne sont pas suffisants pour prouver une violation de ce droit.2. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 : Cet article précise les conditions dans lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour. M. A... argumente que le refus méconnaît les dispositions de cet article concernant les motifs de délivrance d'un titre de séjour. Cependant, la Cour retient que les décisions implicites du préfet et du ministre, confirmées par le tribunal, suffisent à légitimer le refus, en considérant que l'intéressé n'a pas démontré de situation particulière justifiant une exception.
Ces analyses démontrent l'importance de fournir des éléments juridiques et factuels nouveaux dans le cadre d'un appel, sans quoi les décisions précédentes sont maintenues.