Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 5 juin 2024 concernant l'appel interjeté par M. [U] [B], un ressortissant algérien retenu au centre de rétention administrative. L'appel faisait suite à une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux, qui avait ordonné une prolongation de la rétention de M. [U] [B] pour une durée de trente jours. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant que les moyens avancés par l'appelant manquaient en droit et en fait, et a rejeté la déclaration d'appel.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de l'appel : La Cour a statué que l'appel était manifestement irrecevable, car l'unique moyen soulevé par M. [U] [B] ne reposait sur aucune base juridique solide. La décision de prolongation de la rétention avait été prise dans le respect des procédures légales, et l'appelant avait fait obstruction en refusant de se présenter à un rendez-vous consulaire.
2. Diligences régulières : La Cour a souligné que les diligences nécessaires avaient été régulièrement effectuées, ce qui justifiait la prolongation de la rétention. En effet, l'article L. 742-4 2° du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que la rétention peut être prolongée dans certaines conditions, et aucune obligation de démontrer la levée des obstacles n'était requise dans ce cas.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs articles du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 743-23 - 2° : Cet article permet au premier président de la cour d'appel ou à son délégué de rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables sans convoquer les parties. La Cour a appliqué cette disposition en constatant qu'aucune circonstance nouvelle n'était intervenue depuis le placement en rétention.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 742-4 2° : Cet article précise les conditions dans lesquelles la rétention peut être prolongée. La Cour a noté que l'appelant avait fait obstruction à la procédure, ce qui justifiait la décision de prolongation de la rétention.
En conclusion, la Cour d'appel a rejeté l'appel de M. [U] [B] en raison de l'absence de fondement juridique et des diligences régulières effectuées par l'administration, tout en soulignant l'importance de respecter les procédures établies par la loi.