Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 08 juin 2024 concernant l'appel interjeté par M. [K] [C], un ressortissant sénégalais, contre une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris. Ce dernier avait ordonné la prolongation de la rétention administrative de M. [K] pour une durée maximale de 30 jours. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant qu'il ne contenait pas d'arguments sérieux et que les conditions de la rétention étaient justifiées.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de l'appel : La Cour a statué que l'appel de M. [K] était manifestement irrecevable, car il ne présentait pas d'arguments réels et sérieux contre l'ordonnance du juge des libertés. La décision de prolongation de la rétention ne souffrait d'aucune critique, ce qui a conduit la Cour à rejeter l'appel.
2. Absence de circonstances nouvelles : La Cour a également noté qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'était intervenue depuis le placement en rétention, ce qui justifiait le rejet de l'appel. En vertu de l'article L 743-23 -2° du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Cour a le pouvoir de rejeter les appels sans convoquer les parties si les conditions de la rétention sont satisfaites.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs dispositions légales :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L 743-23 -2° : Cet article permet au premier président de la cour d'appel ou à son délégué de rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables sans convoquer les parties. Il stipule que si aucune circonstance nouvelle n'est intervenue depuis le placement en rétention, l'appel peut être rejeté.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L742-4 2° : Cet article mentionne le défaut de passeport comme motif de rétention, précisant qu'il n'y a pas d'obligation de démontrer un bref délai pour lever les obstacles à la sortie du territoire.
La Cour a donc conclu que l'appel de M. [K] ne contenait pas d'arguments suffisants pour justifier une remise en question de la décision de rétention, et a ainsi rejeté l'appel.