Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 08 novembre 2022 concernant l'appel interjeté par M. [G] [Y], un ressortissant algérien retenu au centre de rétention administrative. L'appel visait à contester une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux, qui avait prolongé sa rétention pour une durée de 15 jours. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant qu'il manquait de motivation et ne respectait pas les exigences légales.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de l'appel : La Cour a statué que l'appel était manifestement irrecevable en raison de son absence de motivation. Selon l'article R. 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'appel doit être accompagné d'une déclaration motivée. En l'espèce, M. [G] [Y] n'a fourni aucun document ou argument pertinent pour étayer son appel, se contentant d'une mention vague concernant un prétendu défaut de diligence.
2. Conditions de rétention : La Cour a également noté que les conditions de l'article L. 742-5 du même code étaient remplies, car la mesure d'éloignement n'avait pas pu être exécutée en raison du retard dans la délivrance du laissez-passer par le consulat. Il a été établi que le laissez-passer avait été délivré le 25 octobre 2022, ce qui était dans les délais requis.
Interprétations et citations légales
- Article R. 743-11 : Cet article stipule que l'appel doit être formé par une déclaration motivée. La Cour a souligné que l'absence de motivation dans l'appel de M. [G] [Y] le rendait irrecevable. La décision précise : "l'appel est irrecevable comme dénué de motivation au visa de l'article R. 743-11".
- Article L. 742-5 : Cet article concerne les conditions de rétention et stipule que la mesure d'éloignement ne peut être exécutée que si les conditions légales sont remplies. La Cour a constaté que ces conditions étaient réunies, car le retard dans la délivrance du laissez-passer était justifié.
En conclusion, la décision de la Cour d'appel de Paris repose sur une interprétation stricte des exigences de motivation pour les appels en matière de rétention administrative, tout en confirmant la légalité de la prolongation de la rétention de M. [G] [Y] en raison des circonstances entourant la délivrance de son laissez-passer.