Résumé de la décision
M. Bruno X..., expert inscrit sur la liste nationale dans le domaine de la santé (chirurgie ORL et cervico-faciale), a été radié de cette liste par le bureau de la Cour de cassation le 10 juillet 2017. Cette radiation est intervenue parce qu'il n'avait pas sollicité sa réinscription avant le 20 mai 2017, date limite imposée par la loi. M. X... a contesté cette décision en invoquant un oubli concernant le dépôt de son dossier de réinscription. La Cour de cassation, au terme de l'audience du 30 novembre 2017, a rejeté son recours, confirmant la radiation.
Arguments pertinents
1. Obligation de réinscription : La décision de radiation de M. X... repose sur le non-respect d'une obligation légale de réinscription dans un délai prédéfini. La Cour a rappelé que selon l'article 2, III, de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, modifié par l'article 21, II, de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, les experts inscrits sur la liste nationale depuis plus de sept ans devaient déposer une demande de réinscription dans un délai de six mois suivant la publication de la loi.
2. Non-acceptation de l'oubli : La Cour a examiné la justification de M. X... concernant son omission, concluant à l'absence de contestation quant à son non-respect de l'exigence légale. La Cour a donc considéré que l'oubli d'un expert n'est pas un motif suffisant pour contester sa radiation.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur une interprétation stricte des délais imposés par la loi. L'article en question stipule clairement que :
- Loi n° 71-498 du 29 juin 1971 - Article 2, III : "Tout expert inscrit sur la liste nationale depuis plus de sept ans doit déposer une demande de réinscription dans un délai de six mois à compter de la date de publication de cette loi."
Cette obligation vise à garantir la mise à jour régulière et la vérification des compétences des experts inscrits. La Cour de cassation a interprété cette exigence comme imposant une responsabilité à l'expert de s'assurer du respect des délais. Ainsi, tout manquement à cette obligation, y compris un oubli, est considéré comme inacceptable, ce qui a conduit au rejet du recours de M. X.... La décision affirme que la rigueur dans le respect des délais légaux est primordiale pour maintenir la crédibilité et la fiabilité de l'expertise professionnelle.