Résumé de la décision
La Cour de cassation a été saisie par M. [R] d'une requête en rabat d'arrêt concernant un arrêt rendu le 24 mars 2021, qui avait uniquement cassé une décision de la cour d'appel de Saint-Denis de La Réunion relative à une contestation de la démission de M. [R]. Cet arrêt avait débouté M. [R] de ses demandes au titre de la requalification de sa démission en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que d'une indemnisation pour exécution déloyale de son contrat de travail. Dans sa requête en rabat, M. [R] contestait le fait que l'arrêt ne prenne pas en compte certains motifs concernant la charge de la preuve relative aux durées maximales de travail. Cependant, la Cour a considéré que la requête ne constitue pas un fondement valable et a rejeté le rabat, précisant que la Cour n’avait pas commis d'erreur matérielle dans son arrêt.
Arguments pertinents
1. Sur la charge de la preuve : La Cour a précisé que l'inversion de la charge de la preuve en matière de durées maximales de travail n'atteignait pas les chefs de l'arrêt qui déboutaient M. [R] de ses demandes relatives aux heures supplémentaires et au travail dissimulé. Elle a déclaré :
> "les griefs formulés n'atteignant pas les chefs de l'arrêt déboutant le salarié de ses demandes relatives au paiement d'heures supplémentaires, heures travaillées le dimanche et travail dissimulé, fût-ce par voie de conséquence."
2. Sur la demande irrecevable : La Cour a conclu que, puisque la requête ne visait qu'à remettre en question une décision de la Cour de cassation sans invoquer d'erreur matérielle, elle était irrecevable. Elle a donc statué :
> "La requête, qui ne tend qu’à remettre en cause une décision de la Cour de Cassation sans invoquer d'erreur matérielle, est donc irrecevable."
Interprétations et citations légales
La décision de la Cour de cassation s'appuie sur des principes de droit liés à la charge de la preuve et aux limites posées par le droit français et le droit de l'Union européenne. En matière de durée de travail, il incombe à l'employeur de prouver le respect des durées maximales de travail, comme l'indique le Code du travail.
- Code du travail - Article L3121-1 : Cet article stipule que le temps de travail ne peut excéder les durées maximales hebdomadaires et quotidiennes fixées par la législation, imposant une obligation de respect à l'employeur.
- Code de procédure civile - Article 700 : Concernant la condamnation de M. [R] au paiement des frais irrépétibles, cet article permet à la Cour d'accorder des sommes en fonction de l'équité pour couvrir les frais de justice.
En conclusion, la Cour a maintenu son jugement, affirmant que la requête de M. [R] ne fondait pas une contestation sur une base légale acceptable, illustrant ainsi le principe selon lequel l'appréciation des faits par la Cour de cassation est définitive tant qu'aucune erreur matérielle n'est avérée.