Résumé de la décision
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Théodore X... contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris daté du 27 septembre 1963. Cette décision de la Cour d'appel avait condamné Théodore X... à une amende de 300 francs pour avoir apposé une publicité peinte sur le mur de l'hôtel "La Vieille France" à Sens. Bien que la surface de la publicité soit inférieure à 16 mètres carrés, la partie supérieure de celle-ci dépassait 6 mètres au-dessus du niveau du sol, ce qui a été jugé en infraction avec les dispositions de la loi du 12 avril 1943.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur l'interprétation de l'article 4, paragraphe 2 de la loi du 12 avril 1943, qui stipule que les publicités ne peuvent excéder soit une surface de 16 mètres carrés, soit une hauteur de 6 mètres au-dessus du sol. La Cour a affirmé que cette loi impose une limitation alternative, et que la violation de l'une ou l'autre de ces conditions entraîne des poursuites. La Cour a ainsi rejeté l'argument du pourvoi selon lequel la publicité ne serait pas interdite, car sa surface était inférieure à 16 mètres carrés, en soulignant que la hauteur de la publicité était également un critère déterminant.
Interprétations et citations légales
L'article 4 de la loi du 12 avril 1943 est central dans cette décision. Il est formulé comme suit :
Loi du 12 avril 1943 - Article 4, paragraphe 2 : "Les affiches, panneaux-reclame, peintures et tous autres procédés de publicité ne peuvent excéder une surface supérieure à 16 mètres carrés, ou dépasser la hauteur de 6 mètres au-dessus du niveau du sol."
La Cour a interprété cet article comme imposant une limitation alternative, ce qui signifie que la violation de l'une des deux conditions (surface ou hauteur) est suffisante pour justifier des poursuites. La Cour a également précisé que l'interprétation littérale de l'article ne pouvait pas prévaloir sur l'intention législative, qui vise à réguler strictement la publicité pour des raisons d'esthétique et de sécurité publique.
En conclusion, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation stricte des dispositions légales en matière de publicité, affirmant que le non-respect de l'une des deux conditions établies par la loi entraîne des conséquences juridiques.