Résumé de la décision
La décision concerne un pourvoi formé par la Caisse autonome de sécurité sociale dans les mines contre un arrêt de la Cour d'appel de Montpellier, qui a accordé à X... une pension de retraite du régime minier. Le pourvoi contestait la légalité de cette décision, arguant que l'arrêt ne mentionnait pas la législation applicable et que l'activité de X... ne relevait pas de l'exploitation minière au sens des textes réglementaires. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant que l'activité de X... était bien rattachée à l'exploitation minière et que les juges avaient correctement appliqué les textes en vigueur.
Arguments pertinents
1. Sur le premier moyen : La Cour a souligné que les juges du second degré avaient correctement établi que l'activité de X... était liée à l'exploitation minière, conformément aux textes réglementaires. La Cour a noté que "les juges du second degré énoncent que l'activité de X..., telle que relevée, se rattache à l'exploitation minière au sens des textes réglementaires applicables".
2. Sur le deuxième moyen : L'arrêt a retenu que X... avait eu une activité minière entre 1916 et 1918, en tant que chauffeur au service d'un ingénieur des mines, participant à une campagne de sondages. La Cour a affirmé que "l'activité de X... s'était rattachée, pendant la période litigieuse, directement et exclusivement à l'exploitation minière".
3. Sur le troisième moyen : La Cour a précisé que l'activité de X... avait été appréciée dans le cadre des dispositions de l'article 3 du décret du 27 novembre 1946, ce qui a permis de valider ses services sans que le Conseil d'administration de la Caisse autonome nationale de sécurité sociale dans les mines ait à intervenir. La Cour a conclu que "le moyen n'est pas fondé".
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs textes réglementaires, notamment le décret du 27 novembre 1946, qui régit les conditions d'attribution des pensions de retraite dans le régime minier. Les articles pertinents cités dans la décision sont :
- Décret du 27 novembre 1946 - Article 3 : Cet article établit les critères d'appréciation des activités liées à l'exploitation minière, permettant ainsi aux juges d'évaluer la légitimité de la demande de pension de X... sur la base des certificats émis par l'employeur.
- Décret du 27 novembre 1946 - Articles 8 et 200 : Ces articles précisent les pouvoirs du Conseil d'administration de la Caisse autonome nationale de sécurité sociale dans les mines, mais la Cour a jugé que l'activité de X... était suffisamment justifiée par les éléments présentés, rendant leur validation superflue dans ce cas.
La Cour a ainsi interprété les textes de manière à garantir que l'activité de X... soit reconnue comme valide pour l'octroi de la pension, en se basant sur des preuves tangibles et des attestations, ce qui a permis de rejeter les arguments du pourvoi.