Résumé de la décision
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Bernard X... contre un arrêt de la Cour d'appel d'Agen du 25 juin 1964, qui l'avait condamné à diverses pénalités fiscales tout en le relaxant du chef de tromperie. Le pourvoi contestait la condamnation pour inexacte déclaration de mise en distillation, arguant que la déclaration de titre alcoolique était incorrecte. La Cour a confirmé que la déclaration litigieuse était conforme aux exigences légales, notamment parce que le vin distillé ne provenait pas exclusivement de la récolte de X..., mais de sa mère.
Arguments pertinents
1. Sur la nécessité d'indiquer le degré alcoolique : La Cour a affirmé que, selon les dispositions combinées de l'article 315 du Code général des impôts et de l'article 131 de l'annexe I, il était obligatoire pour X... de mentionner la quantité d'alcool pur dans sa déclaration de distillation, car il distillait un vin qui ne provenait pas uniquement de sa récolte. Cela souligne l'importance de la conformité aux exigences déclaratives en matière fiscale.
> "X..., qui distillait à son domicile un vin ne provenant pas exclusivement de sa récolte, devait mentionner sur la déclaration de distillation la quantité d'alcool pur renfermée dans les boissons mises en œuvre."
2. Sur la contradiction des procès-verbaux : La Cour a noté que le demandeur n'avait pas soulevé la question de la contradiction entre les deux procès-verbaux devant les juges du fond, ce qui a conduit à rejeter cette argumentation comme nouvelle et irrecevable.
> "Dans sa seconde branche, il est nouveau, le demandeur n'ayant jamais fait état devant les juges du fond d'un procès-verbal du 29 mars 1960 ni de la prétendue contradiction des constatations qu'il contient."
Interprétations et citations légales
1. Code général des impôts - Article 315 : Cet article impose une obligation de déclaration précise pour les distillateurs, en particulier ceux qui ne distillent pas des produits issus de leur propre récolte. La Cour a interprété cet article comme une exigence claire pour assurer la transparence et la conformité fiscale.
> "Il résulte des dispositions combinées de l'article 315 du Code général des impôts que X..., qui distillait à son domicile un vin ne provenant pas exclusivement de sa récolte, devait mentionner sur la déclaration de distillation la quantité d'alcool pur renfermée dans les boissons mises en œuvre."
2. Code général des impôts - Article 131 : Cet article précise les obligations déclaratives des distillateurs et renforce l'idée que toute distillation doit être accompagnée d'une déclaration précise, incluant le degré d'alcool.
> "Les prescriptions légales n'exigent pas l'indication du degré alcoolique dans la déclaration de mise en distillation qui peut porter sur des marcs ou autres substances aussi bien que sur des vins."
En conclusion, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation stricte des obligations fiscales en matière de distillation, affirmant que la conformité aux exigences déclaratives est essentielle pour éviter des sanctions. Le rejet du pourvoi souligne également l'importance de soulever toutes les arguments pertinents devant les juges du fond pour qu'ils soient pris en compte.