Résumé de la décision
Dans cette affaire, X... (Albert) a formé un pourvoi en cassation contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris en date du 6 octobre 1964, qui avait déclaré son opposition à un précédent arrêt irrecevable et rejeté sa demande de confusion de peines. La Cour de cassation a examiné la légitimité de cette opposition et a conclu que celle-ci était irrecevable, confirmant ainsi la décision de la Cour d'appel.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de l'opposition : La Cour d'appel a déclaré l'opposition de X... irrecevable en se fondant sur le fait que le Code de procédure pénale ne prévoit pas de voie de recours contre les décisions relatives à l'exécution des peines. Elle a également noté que l'article 711 du Code de procédure pénale stipule que le tribunal statue en chambre du conseil après avoir entendu le ministère public et, si demandé, le conseil de la partie. En l'espèce, le conseil de X... ne s'était pas manifesté, ce qui a conduit à la régularité de la décision rendue.
2. Application des articles 710 et 711 : La Cour a souligné que les juges avaient appliqué correctement les dispositions des articles 710 et 711 du Code de procédure pénale, qui prévoient que les incidents relatifs à l'exécution des peines sont jugés en chambre du conseil, sans que la présence de la partie ou de son conseil soit obligatoire. Cela signifie que la procédure suivie ne pouvait pas donner lieu à une décision par défaut, et donc à une opposition.
Interprétations et citations légales
1. Article 711 du Code de procédure pénale : Cet article précise que "le tribunal ou la cour statue en chambre du conseil après avoir entendu le ministère public, le conseil de la partie s'il le demande ou, le cas échéant, la partie elle-même". La Cour a interprété cet article comme établissant que la présence de la partie ou de son conseil est facultative, ce qui exclut la possibilité d'une décision par défaut dans le cadre des incidents relatifs à l'exécution des peines.
2. Article 710 du Code de procédure pénale : Il stipule que "tous incidents contentieux relatifs à l'exécution des sentences pénales sont portés devant la juridiction qui les a prononcées". Cela renforce l'idée que les décisions concernant l'exécution des peines ne sont pas susceptibles d'opposition au sens traditionnel, car elles ne sont pas considérées comme des jugements rendus par défaut.
En conclusion, la Cour de cassation a validé la décision de la Cour d'appel en déclarant que l'opposition de X... était irrecevable, en raison de l'absence de disposition légale permettant une telle voie de recours dans le cadre des incidents relatifs à l'exécution des peines. Le pourvoi a donc été déclaré irrecevable.