Résumé de la décision
Dans cette affaire, Antoine X... a été condamné par la Cour d'appel de Paris pour violation de domicile et bris de clôture, à une peine de 8 jours d'emprisonnement avec sursis, une amende de 1000 francs, ainsi qu'à des dommages et intérêts en faveur de la partie civile, Y.... Le pourvoi en cassation d'Antoine X... a été rejeté. La Cour de cassation a confirmé que le fait de franchir le muret d'une terrasse extérieure à l'appartement de Y... constituait une violation de domicile, et que l'arrachage d'un panneau de bois d'une porte-fenêtre représentait un bris de clôture.
Arguments pertinents
1. Constitution de la violation de domicile : La Cour a statué que la terrasse, en tant que dépendance du domicile de Y..., était incluse dans la protection du domicile. En franchissant le muret de cette terrasse, Antoine X... a commis une violation de domicile. La Cour a affirmé : « ...ladite terrasse constituant une dépendance du domicile de celui-ci... ».
2. Bris de clôture : Concernant le bris de clôture, la Cour a précisé que l'arrachage du panneau de bois sur la porte-fenêtre de l'appartement de Y... constituait un acte délictueux, indépendamment des contestations sur la possession du local. La Cour a noté que « ...la clôture même intérieure d'un bien... » est protégée par la loi.
3. Absence de contradiction : La Cour a également rejeté l'argument selon lequel il y aurait eu contradiction dans les motifs des juges du fond, affirmant que les constatations étaient « souveraines » et ne comportaient aucune contradiction.
Interprétations et citations légales
1. Protection du domicile : Selon le Code pénal - Article 184, le domicile est protégé par la loi, et cette protection s'étend à toutes les dépendances, y compris les terrasses. La Cour a interprété cet article comme incluant les espaces extérieurs qui sont directement liés à l'habitation.
2. Bris de clôture : L'article 456 du Code pénal stipule que le bris de clôture est un délit, et la Cour a précisé que ce délit est constitué même en cas de contestation sur la possession de la clôture. Cela signifie qu'un propriétaire ne peut pas justifier un bris de clôture en raison de litiges sur la possession.
3. Absence de contradiction dans les motifs : La Cour a souligné que les juges du fond n'avaient pas commis d'erreur dans leurs constatations, affirmant que « ...les constatations souveraines... » étaient suffisantes pour établir la culpabilité de l'accusé.
En conclusion, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation claire des textes légaux, affirmant la protection du domicile et des clôtures, tout en rejetant les arguments de contradiction et de contestation de possession.