Résumé de la décision
Mme B A a déposé une requête le 25 janvier 2024 pour contester la décision du 16 janvier 2024 de la maison départementale de l'autonomie (MDA) de la Haute-Loire, qui a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le tribunal a demandé à Mme A de régulariser sa requête en fournissant la preuve qu'elle avait exercé un recours administratif préalable obligatoire. N'ayant pas respecté ce délai, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance du 16 février 2024.
Arguments pertinents
1. Obligation de recours préalable : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la CMI mention "stationnement" doit être précédée d'un recours administratif préalable. Le tribunal a précisé que "la personne qui entend contester une décision relative à la carte mobilité inclusion portant mention 'stationnement' doit obligatoirement, avant de saisir le juge, former un recours administratif préalable devant l'autorité compétente".
2. Irrecevabilité de la requête : En l'absence de preuve de l'exercice de ce recours préalable, la requête de Mme A a été jugée irrecevable. Le tribunal a noté que "sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, par suite, être rejetée".
Interprétations et citations légales
1. Interprétation de l'article R. 241-17-1 : Cet article impose un recours administratif préalable obligatoire avant de saisir le juge administratif. Cela signifie que le tribunal ne peut examiner la requête tant que ce recours n'a pas été effectué. La décision précise que "seule la décision prise à la suite de ce recours administratif préalable obligatoire est susceptible d'être déférée devant le tribunal".
2. Règles de procédure : L'article R. 412-1 du code de justice administrative stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation". Cela renforce l'idée que la régularisation de la requête est essentielle pour que le tribunal puisse l'examiner.
3. Conséquences de l'irrecevabilité : La décision rappelle que le non-respect des procédures établies entraîne des conséquences directes sur la recevabilité des requêtes, ce qui est un principe fondamental du droit administratif. Le tribunal a donc agi conformément à la législation en vigueur en rejetant la requête pour non-respect des conditions préalables.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Clermont-Ferrand illustre l'importance du respect des procédures administratives préalables dans le cadre des recours contre les décisions relatives à la carte mobilité inclusion, et souligne les conséquences de l'irrecevabilité en cas de non-respect de ces procédures.