Résumé de la décision
M. A B, représenté par Me de Bréon, a déposé une requête le 9 novembre 2023 pour annuler un arrêté de mise en sécurité pris par le maire de Saint-Germain-lès-Buxy le 26 octobre 2023, qui l'obligeait à réaliser des travaux de confortement d'un mur. Il a également demandé une injonction au maire de prendre un arrêté de mise en sécurité à l'encontre du département de Saône-et-Loire et le paiement de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a rejeté sa demande de suspension de l'exécution de l'arrêté le 23 novembre 2023, considérant qu'il n'y avait pas de moyens créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision. M. B n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois, il a été réputé s'être désisté. L'ordonnance du 29 février 2024 acte ce désistement.
Arguments pertinents
1. Rejet de la demande de suspension : Le juge des référés a rejeté la demande de M. B en raison de l'absence de moyens susceptibles de créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté de mise en sécurité. Cela souligne l'importance de présenter des arguments solides pour justifier une demande de suspension.
> "Il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision."
2. Désistement réputé : Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté de sa requête en l'absence de confirmation de maintien dans le délai imparti.
> "Le requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé, est réputé s'être désisté."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-2 du code de justice administrative : Cet article précise les conséquences du rejet d'une demande de suspension. Il impose au requérant de confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, faute de quoi il est réputé s'être désisté. Cela souligne l'importance de la diligence dans la procédure administrative.
> "En cas de rejet d'une demande de suspension... il appartient au requérant... de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois."
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements. Cela montre que le cadre juridique prévoit des mécanismes pour formaliser les désistements des requêtes.
> "Les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements."
En conclusion, la décision met en lumière l'importance de la rigueur procédurale dans les demandes de référé, ainsi que les conséquences d'un manque de diligence dans la confirmation du maintien d'une requête. Les articles cités établissent un cadre clair pour la gestion des désistements et des demandes de suspension dans le cadre du contentieux administratif.