Résumé de la décision
Mme B A a saisi le tribunal administratif le 15 février 2024 pour obtenir un "éclaircissement" concernant la prise en charge financière par la commune de Stigny d'un raccordement à l'assainissement de sa maison. Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité manifeste, précisant que celle-ci ne visait pas l'annulation d'une décision administrative ou la condamnation d'une personne publique, mais plutôt une demande d'information.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la requête de Mme A ne contenait pas de conclusions visant à annuler une décision administrative ou à obtenir le paiement d'une somme d'argent. En vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, une requête ne peut être recevable que si elle est formée contre une décision administrative identifiée.
2. Limites de la compétence du juge administratif : Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut pas se substituer aux administrations compétentes ni donner des conseils juridiques. Il a précisé que "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision".
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet au président de la formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision a été fondée sur le 4° de cet article, qui stipule que les requêtes peuvent être rejetées sans invitation à régulariser si elles sont manifestement irrecevables.
2. Article R. 421-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision". Cela signifie que pour qu'une requête soit recevable, elle doit viser une décision administrative précise, ce qui n'était pas le cas ici.
3. Limites de la compétence du juge administratif : Le tribunal a affirmé que "le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur", ce qui souligne la séparation des rôles entre l'administration et le juge. Cela implique que le juge ne peut pas intervenir dans des demandes qui ne relèvent pas d'une décision administrative formelle.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Dijon a été motivée par le non-respect des conditions de recevabilité des requêtes en matière administrative, en insistant sur le fait que le juge ne peut pas se substituer à l'administration pour des questions d'éclaircissement ou de conseils juridiques.