Résumé de la décision
M. A B a saisi le tribunal administratif le 13 juin 2024 pour demander la constatation d'une atteinte au principe d'égalité, arguant que l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine (UDAP) de la Nièvre lui imposait des règles de protection des monuments historiques, alors que son voisin ne respectait pas ces règles. Le tribunal a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable, considérant qu'elle ne relevait pas de l'office du juge administratif.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que M. B ne formulait aucune demande d'annulation d'une décision administrative ou de condamnation d'une personne publique, ce qui est nécessaire pour que le juge administratif puisse intervenir. En effet, "il n'appartient pas au juge administratif [...] de faire œuvre d'administrateur".
2. Application de l'article R. 222-1 : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. La requête de M. B a été jugée comme telle, car elle ne contenait pas de conclusions recevables.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La décision précise que "les présidents de formation de jugement des tribunaux [...] peuvent, par ordonnance : [...] 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables".
2. Limites de l'office du juge administratif : La décision rappelle que le juge administratif ne peut se prononcer que sur des conclusions qui relèvent de son office, c'est-à-dire celles qui visent à annuler une décision ou à condamner une personne publique. Cela est illustré par la phrase : "il n'appartient pas au juge administratif [...] de faire œuvre d'administrateur".
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Dijon repose sur une interprétation stricte des compétences du juge administratif, en se fondant sur les dispositions du code de justice administrative, et souligne l'importance de formuler des demandes conformes aux prérogatives de la juridiction administrative.