Résumé de la décision
Mme A B a contesté, par une requête enregistrée le 14 août 2024, la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Yonne, qui avait refusé de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement". Le tribunal administratif a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable, car Mme B n'avait pas effectué le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, un recours préalable est obligatoire avant de saisir le tribunal administratif. Mme B n'ayant pas justifié de ce recours, sa requête est déclarée irrecevable.
2. Obligation de régularisation : Le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 612-1 du code de justice administrative, lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité, la juridiction doit inviter l'auteur à régulariser sa requête. Mme B a été invitée à le faire, mais n'a pas répondu dans le délai imparti.
3. Conséquence de l'absence de recours préalable : La décision précise que la décision prise suite au recours préalable est celle qui peut être contestée devant le tribunal administratif. En l'absence de cette formalité, la requête ne peut être examinée sur le fond.
Interprétations et citations légales
1. Recours préalable obligatoire : L'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' [...] est formé devant le président du conseil départemental". Cette disposition impose une étape préalable essentielle avant toute action en justice.
2. Régularisation des requêtes : L'article R. 612-1 du code de justice administrative précise que "la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser". Cela souligne l'importance de la procédure de régularisation, qui vise à garantir le droit d'accès à la justice tout en respectant les exigences légales.
3. Rejet pour irrecevabilité : L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, le tribunal a appliqué cette disposition en raison de l'absence de justification du recours préalable, ce qui rendait la requête de Mme B inacceptable.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Dijon repose sur des principes clairs de procédure administrative, soulignant l'importance du respect des étapes préalables avant de saisir la justice.