Résumé de la décision
La SNC JANDRI 2022 a introduit une requête le 10 mars 2023 pour annuler quatre décisions de préemption prises par le maire de la commune des Deux Alpes, concernant des appartements situés dans un immeuble spécifique. Le 16 mai 2023, la SNC JANDRI 2022 a décidé de se désister de sa requête. Par ordonnance du 19 juillet 2023, le tribunal a donné acte de ce désistement, considérant qu'il était pur et simple, sans opposition.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu le droit de la SNC JANDRI 2022 de se désister de sa requête, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de tribunaux administratifs de donner acte d'un désistement par ordonnance.
2. Nature du désistement : Le tribunal a précisé que le désistement était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'était pas conditionné par des réserves ou des demandes supplémentaires. Cela implique que la requête est considérée comme n'ayant jamais existé, ce qui est une conséquence juridique importante.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le président du tribunal administratif peut donner acte d'un désistement". Cela souligne la possibilité pour un requérant de se retirer d'une procédure sans que cela n'entraîne de conséquences négatives, tant que le désistement est clair et sans ambiguïté.
2. Désistement pur et simple : La notion de désistement "pur et simple" est essentielle dans le droit administratif. Elle signifie que le requérant renonce à toutes ses prétentions sans condition. Cela est conforme à la jurisprudence qui considère que "le désistement d'une requête entraîne l'extinction de l'instance" (CE, 3 octobre 2008, n° 307066).
En conclusion, la décision du tribunal de donner acte du désistement de la SNC JANDRI 2022 est fondée sur des principes clairs du droit administratif, garantissant ainsi le respect des droits des parties en matière de procédure.