Résumé de la décision
M. et Mme A B ont déposé une requête le 15 mai 2023 pour contester le refus d'instruction à domicile de leur fils. Le tribunal a demandé, par courrier du 17 mai 2023, la production de la décision attaquée dans un délai d'un mois, en précisant que l'absence de régularisation entraînerait l'irrecevabilité de leur requête. N'ayant pas répondu dans le délai imparti, leur requête a été jugée manifestement irrecevable et a été rejetée par ordonnance du 6 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que M. et Mme A B n'ont pas joint la décision contestée lors du dépôt de leur requête, ce qui constitue une irrégularité. En vertu de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée... de l'acte attaqué".
2. Délai de régularisation : Le tribunal a respecté la procédure en invitant les requérants à régulariser leur demande dans un délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-1 du même code, qui stipule que "la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser".
3. Conséquences de l'absence de réponse : Le tribunal a constaté que M. et Mme A B n'avaient pas répondu à la demande de régularisation dans le délai imparti, ce qui a conduit à la conclusion que leur requête était "entachée d'une irrecevabilité manifeste".
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée... de l'acte attaqué". Cela signifie que la production de l'acte contesté est une condition sine qua non pour la recevabilité de la requête.
2. Article R. 612-1 du code de justice administrative : Cet article précise que la juridiction doit inviter les parties à régulariser leur demande en cas d'irrecevabilité. Il est stipulé que "la demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti". Cela souligne l'importance de la régularisation pour éviter l'irrecevabilité.
3. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Le 4° de cet article précise que "la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser" dans certains cas, ce qui a été appliqué ici, car les requérants n'ont pas respecté la demande de régularisation.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des bases juridiques solides, en respectant les procédures établies par le code de justice administrative, et souligne l'importance de la régularité des actes dans le cadre des recours administratifs.