Résumé de la décision
La décision concerne le recours de Mme A contre un arrêté d'assignation à résidence notifié le 9 juin 2023, après un transfert non réalisé vers les autorités néerlandaises. Mme A avait précédemment contesté un arrêté de transfert notifié le 13 mars 2023, qui avait été rejeté par le tribunal administratif. La requête de Mme A a été enregistrée le 23 juin 2023, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par la loi. En conséquence, la requête a été jugée manifestement tardive et a été rejetée comme irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : La décision souligne que le recours contre l'arrêté d'assignation à résidence devait être introduit dans un délai de quarante-huit heures suivant sa notification, conformément à l'article L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête de Mme A, enregistrée le 23 juin 2023, était donc tardive.
2. Notification des voies de recours : Il est précisé que l'arrêté contesté comportait la mention des voies et délais de recours, ce qui est une exigence selon l'article R. 421-5 du code de justice administrative. Cela signifie que Mme A était dûment informée de ses droits de recours.
3. Irrecevabilité manifeste : En vertu de l'article R. 776-15 du code de justice administrative, le magistrat a le pouvoir de rejeter les recours manifestement irrecevables. Dans ce cas, le non-respect du délai de quarante-huit heures a conduit à la conclusion que la requête était manifestement irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "la décision d'assignation à résidence peut être contestée devant le président du tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification". Cette disposition est claire et impose un délai strict pour le dépôt des recours.
2. Notification des voies de recours : L'article R. 421-5 du code de justice administrative précise que "les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision". Cela souligne l'importance de la notification adéquate pour la validité des recours.
3. Irrecevabilité des recours : L'article R. 776-15 du code de justice administrative permet au magistrat de rejeter les recours "entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance". Dans ce cas, le non-respect du délai de recours a été jugé comme une irrecevabilité manifeste.
En conclusion, la décision de rejet de la requête de Mme A repose sur des bases juridiques solides, en respectant les délais et les procédures établis par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.