Résumé de la décision
M. B A a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision implicite de rejet du maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Il a également demandé une injonction à la commune de Marseille pour réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que la demande de M. A, enregistrée le 15 juillet 2022, était tardive, car le silence du maire sur sa demande initiale avait entraîné une décision implicite de rejet le 23 avril 2022. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-2 du Code de justice administrative, le délai pour former un recours contre une décision implicite de rejet est de deux mois à compter de la date à laquelle cette décision est née. En l'espèce, M. A avait jusqu'au 23 juin 2022 pour contester la décision implicite de rejet, mais il a attendu jusqu'au 15 juillet 2022, rendant sa requête tardive.
2. Applicabilité des dispositions : Le tribunal a précisé que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du Code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics. Ainsi, même en l'absence d'accusé de réception de sa demande, M. A était soumis au délai de recours de deux mois.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article R. 421-2 du Code de justice administrative stipule que "Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet". Cela signifie que le délai de recours est strict et ne peut être prolongé par l'absence d'accusé de réception.
2. Relations entre l'administration et ses agents : L'article L. 112-2 du Code des relations entre le public et l'administration précise que "ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code", ce qui établit que les agents publics ne bénéficient pas des protections accordées aux citoyens dans leurs interactions avec l'administration.
3. Silence de l'administration : L'article L. 231-4 du même code indique que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cela renforce l'idée que le délai de recours est inéluctable et que les agents doivent être vigilants quant à la gestion de leurs demandes.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des délais de recours applicables aux agents publics, confirmant ainsi la nécessité pour ces derniers de respecter les délais impartis, même en l'absence d'accusé de réception de leur demande.