Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision du 21 juin 2023, par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande d'attribution d'une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Sa requête, enregistrée le 23 octobre 2023, a été jugée manifestement irrecevable par le tribunal administratif, car M. B n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié d'un recours préalable auprès du président du conseil départemental. Malgré une demande de régularisation, il n'a pas fourni les pièces requises dans le délai imparti. Par conséquent, la requête a été rejetée par ordonnance.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que la requête de M. B est manifestement irrecevable en raison de l'absence de l'acte attaqué et de l'absence de preuve d'un recours administratif préalable. Selon l'article R. 412-1 du Code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation".
2. Délai de régularisation : Le tribunal a accordé à M. B un délai d'un mois pour régulariser sa requête, mais il n'a pas respecté ce délai. Cela renforce l'argument selon lequel la requête est irrecevable, car l'article R. 222-1 du Code de justice administrative permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction contradictoire préalable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du Code de justice administrative : Cet article stipule que la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou d'une pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. L'absence de ces documents entraîne l'irrecevabilité de la requête. Cela souligne l'importance de la régularité formelle dans les procédures administratives.
2. Article L. 241-3 du Code de l'action sociale et des familles : Cet article précise que la carte "mobilité inclusion" est délivrée par le président du conseil départemental et que les décisions peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge administratif. Il est essentiel que les demandeurs respectent les procédures de recours préalable, comme indiqué dans l'article R. 241-17-1, qui impose un recours préalable obligatoire avant de saisir le juge administratif.
3. Article R. 241-17-1 du Code de l'action sociale et des familles : Cet article établit que le recours préalable doit être formé par tout moyen conférant date certaine et que le silence gardé pendant plus de deux mois vaut décision de rejet. Cela souligne l'importance de respecter les délais et les procédures pour garantir l'accès à la justice.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des principes de régularité procédurale et de respect des délais, essentiels pour le traitement des recours administratifs.