Résumé de la décision
M. B A a contesté la décision du 27 octobre 2023, par laquelle le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été enregistrée le 15 décembre 2023. Cependant, le tribunal a rejeté la requête de M. A en raison de son irrecevabilité manifeste, car il n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire avant de saisir le juge. La décision a été prise en application des dispositions du code de justice administrative.
Arguments pertinents
1. Recours administratif préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du Code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion doit être précédée d'un recours administratif. Le tribunal a noté que M. A n'a pas justifié avoir exercé ce recours avant de saisir le tribunal.
2. Irrecevabilité manifeste : En vertu de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, le tribunal peut rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, le tribunal a constaté que M. A n'avait pas régularisé sa situation dans le délai imparti, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa requête.
3. Notification et délai de régularisation : Le tribunal a également mentionné que M. A a été informé de la nécessité de régulariser sa requête par une notification dans l'application "Télérecours citoyen", mais qu'il n'a pas agi dans le délai de quinze jours qui lui était imparti.
Interprétations et citations légales
1. Obligation de recours préalable : L'article L. 241-3 du Code de l'action sociale et des familles stipule que "les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge administratif lorsque la demande concerne la mention 'stationnement' de la carte". Cela implique que le recours administratif est une condition préalable à toute action en justice.
2. Délai de régularisation : L'article R. 611-8-6 du Code de justice administrative précise que les parties sont réputées avoir reçu notification à la date de consultation du document. Cela signifie que M. A était informé de la nécessité de régulariser sa requête, mais n'a pas respecté le délai de quinze jours pour le faire.
3. Irrecevabilité des requêtes : L'article R. 222-1 du Code de justice administrative permet aux présidents de tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, le tribunal a appliqué cette disposition en raison de l'absence de recours préalable, ce qui a conduit à la conclusion que la requête de M. A était irrecevable.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des principes clairs concernant l'obligation de former un recours administratif préalable avant de saisir le juge, ainsi que sur le respect des délais de régularisation.