Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme C..., de nationalité congolaise, a contesté un arrêté du préfet de la Gironde, daté du 18 décembre 2015, qui a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" et lui a imposé une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal administratif de Bordeaux a confirmé cette décision dans un jugement du 26 mai 2016 que Mme C... a ensuite porté en appel. La cour a rejeté la requête de Mme C..., confirmant que le refus de renouvellement était justifié.
Arguments pertinents
1. Nature des études poursuivies : La cour a souligné qu'il appartient à l'administration d'évaluer la réalité et le sérieux des études de Mme C... qui s'était inscrite à plusieurs reprises dans un cursus sans obtenir de diplôme. « [...] il appartient à l'administration saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies. »
2. Absence de justification du manque de résultats : La cour a constaté que Mme C... n'a fourni aucune circonstance justifiant ses échecs académiques, ce qui a conduit au constat que son projet d'études ne respectait pas les critères d'un renouvellement de titre de séjour.
3. Incohérences dans son parcours académique : Bien que Mme C... ait présenté une inscription récente à un BTS, la cour a noté l'absence d’un projet professionnel cohérent justifiant ce changement d’orientation et le caractère sporadique de sa formation : « [...] elle ne fait état d'aucun projet professionnel précis et cohérent justifiant ce changement d'orientation. »
4. Conclusion de la cour : La cour a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation lors de son rejet, ce qui a conduit à la confirmation du jugement du tribunal administratif.
Interprétations et citations légales
Pour cette décision, plusieurs articles légaux sont appliqués :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-7 : Cet article précise que la carte de séjour temporaire accordée aux étudiants doit être maintenue sous condition que l'étudiant justifie de conditions d'existence suffisantes et du sérieux de ses études. Ce cadre a été central dans l'évaluation de la situation de Mme C..., démontrant que le maintien de son titre devait correspondre à une progression significative dans ses études.
Les interprétations des textes de loi dans la décision mettent en lumière que le renouvellement d'un titre de séjour étudiant ne peut être accordé que lorsque l'administration juge que l'étudiant poursuit des études dignes de ce nom, ce qui n'est pas le cas ici compte tenu des échecs répétés de Mme C..., et le manque de cohérence dans son parcours éducatif.
Cette décision reflète également la préoccupation de l'administration et de la juridiction sur le sérieux des études, dans le contexte des exigences imposées par le code, limitant les possibilités d’accorder des titres de séjour lorsque les conditions ne sont pas remplies.