Résumé de la décision :
La Cour Administrative d'Appel de Marseille a reçu, le 25 juillet 2019, une requête du syndicat des travailleurs corses, demandant l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Bastia concernant les opérations électorales du 6 décembre 2018. Pendant la procédure, le syndicat des travailleurs corses a décidé de se désister d'instance, ce que le centre hospitalier de Castelluccio a accepté. Par conséquent, la Cour a, par ordonnance du 6 novembre 2019, constaté ce désistement et a rejeté les demandes de condamnation formulées par les parties.
Arguments pertinents :
1. Le désistement du syndicat des travailleurs corses a été jugé pur et simple, acceptant ainsi la renonciation de la partie adverse à ses demandes. La Cour a statué en se basant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux vice-présidents de prendre acte de désistements. Ce texte stipule : « Les premiers vice-présidents de (...) cour administrative d'appel (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ».
2. Concernant les conclusions du syndicat UNSA santé et sociaux du centre hospitalier de Castelluccio, la Cour a estimé qu'il n'était pas nécessaire de faire droit à celles-ci, car il s'agissait de demandes qui étaient devenues sans objet du fait du désistement.
Interprétations et citations légales :
Les bases juridiques appliquées dans cette décision tournent autour de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Voici la citation pertinente :
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : « Les premiers vice-présidents de (...) cour administrative d'appel (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (...) ».
Cette disposition souligne le pouvoir des premiers vice-présidents dans le traitement des désistements. La décision met également en avant la notion de désistement d’instance, qui se doit d'être « pur et simple », et lorsque les parties acceptent ce désistement, il engendre la renonciation aux demandes actées.
En somme, la Cour a appliqué le principe de l'irrecevabilité des demandes qui ne peuvent plus être examinées en raison de l'absence d'objet, ce qui est en ligne avec la réglementation du code de justice administrative. Cette décision illustre bien la prérogative conférée aux cours administratives en matière de gestion des instances et des demandes connexes.