Résumé de la décision
Mme A... B... a interjeté appel d'un jugement du tribunal administratif de Nice qui avait rejeté sa demande d'annulation d'une décision du président du CCAS de la ville de Nice concernant le tableau annuel d'avancement au grade de directeur territorial pour l'année 2016. Mme B... contestait la tardivité de sa demande, arguant qu'elle n'avait pas été dûment informée de la décision. Cependant, la cour a confirmé la décision de première instance, considérant que la notification faite à Mme B... avait bien fait courir le délai de recours et que sa demande était donc tardive.
Arguments pertinents
1. Notification suffisante : Le tribunal a estimé que la communication faite à Mme B... le 3 août 2017 lui avait permis d'avoir connaissance de la décision contestée et avait fait courir le délai de recours. La cour a affirmé : "la notification de ce tableau d'avancement à la requérante était suffisante pour lui permettre d'en appréhender la portée".
2. Délai de recours : La cour a jugé que le recours gracieux formé par Mme B... le 21 novembre 2017, après l'expiration du délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif, ne pouvait pas prolonger ce délai. La cour a affirmé que "le recours gracieux n'avait pu avoir pour effet de conserver ce délai à son profit”.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : Selon l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, toute mesure de publicité suffisante permettant à un intéressé d'avoir connaissance d'une décision, telle qu'un affichage ou une notification individuelle, fait courir le délai de recours. Dans ce cas, la cour a rappelé que "la décision contestée revêt le caractère d'un acte collectif qui n'est soumis à aucune formalité de publicité particulière".
2. Connaissance acquise : La cour a appliqué le principe de la connaissance acquise, en se fondant sur le courrier de notification du 3 août 2017, en considérant que Mme B... était réputée en avoir eu connaissance à la date de sa réponse, soit le 8 août 2017. Cela est conforme à la jurisprudence concernant le début du délai de recours qui commence à courir dès la prise de connaissance effective de la décision contestée.
3. Absence d’utilité des documents complémentaires : Les premiers juges ont jugé que les pièces complémentaires demandées par Mme B... n'étaient pas indispensables pour comprendre la portée de la décision, renforçant l'idée que la notification initiale était adéquate.
En somme, la décision de rejet de la requête de Mme B... repose sur une interprétation stricte des délais de recours et des principes de notification, renforçant l'importance de la diligence dans la contestation des décisions administratives.