Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme A... C... a contesté une ordonnance rendue le 12 mars 2021 par le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Nîmes, qui avait donné acte de son désistement d'une demande d'annulation d'une décision la plaçant en disponibilité d'office. La requête n° 21MA01871, enregistrée le 17 mai 2021, a été examinée par la cour d'appel administrative, qui a décidé de rejeter la requête de Mme C..., considérant que celle-ci n'avait pas établi son intérêt à maintenir sa demande et qu'elle n'avait pas répondu à la sollicitation du tribunal de confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai imparti.
Arguments pertinents
1. Désistement tacite : La cour a fait valoir que le désistement de Mme C... était justifié par son inaction suite à la demande du tribunal sur le maintien de ses conclusions. Selon l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, "la demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation... il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions."
2. Absence de manifestation d'intérêt : Mme C... n'avait pas répondu au courrier du tribunal du 17 décembre 2020, ce qui a conduit la cour à conclure qu'aucun élément ne démontrait l'existence de pourparlers ou d'un intérêt à maintenir l'instance.
3. Décisions sur désistement : La cour a souligné que la position de la requérante selon laquelle "par nature, [l'instance] est la chose des parties" n'était pas suffisante pour infirmer l'ordonnance.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que si un requérant ne confirme pas son intention de maintenir ses conclusions dans un délai imparti, il sera réputé désisté de son action. La cour a appliqué ce texte pour justifier le désistement de Mme C... dans le cadre de ses procédures administratives, soulignant l'importance du respect de ces délais pour la bonne administration de la justice.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents des cours administratives d'appel de rejeter des requêtes qui sont manifestement dépourvues de fondement. La cour a utilisé cet article pour conclure que la contestation de Mme C... n'offrait pas de fondement juridique suffisant pour justifier son appel.
En résumé, la décision de la cour a été motivée par l'inaction de Mme C... dans la procédure administrative et a confirmé l'application stricte des règles sur le désistement énoncées par le code de justice administrative, illustrant ainsi l'importance des délais et des confirmations dans le cadre des litiges administratifs.