Résumé de la décision
Mme B...C..., professeure stagiaire, a saisi la cour d'appel pour annuler une décision la licenciant et demander un réexamen de sa situation pour sa titularisation. Le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête, concluant que son évaluation était régulière et qu'aucune irrégularité n’affectait la procédure. La cour a confirmé ce jugement en rejetant l'appel de Mme C..., considérant qu'elle n'établissait pas d'erreur manifeste d'appréciation.
Arguments pertinents
1. Absence d'irrégularités dans l'inspection : La cour a affirmé que la présence de l'ensemble des élèves à l’inspection n’était pas requise par la législation :
"Aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit ne prévoit, à peine d'irrégularité de l'inspection, la présence de l'ensemble des élèves."
2. Caractère probatoire du stage : La cour a noté que les conditions de tutorat invoquées par Mme C...ne constituent pas des irrégularités affectant le caractère probatoire de sa période de stage :
"Il ne résulte pas de l'instruction que le tutorat, tel qu'il a été exercé par la tutrice de la requérante, aurait porté atteinte au caractère probatoire du stage de l'intéressée."
3. Évaluation des performances : La cour a reconnu que plusieurs avis, notamment celui de la tutrice, indiquaient des difficultés persistantes chez Mme C..., justifiant ainsi le refus de titularisation :
"Des difficultés persistent dans la mise en pratique effective des conseils donnés et l'intéressée est incapable de travailler de manière autonome."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet de rejeter des requêtes manifestement dépourvues de fondement. La décision de la cour se fonde sur cette base légale :
"Les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (...) peuvent, par ordonnance (...) rejeter (...) les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement."
2. Applicabilité des circulaires : La cour a indiqué que les détails sur la présence des tutrices lors de l'inspection ne sont pas requis par la circulaire n° 2014-080 du 17 juin 2014, renforçant la régularité de la procédure :
"Ces circonstances ne sont exigées d'aucun texte législatif ou règlementaire, ni même de la circulaire n° 2014-080 du 17 juin 2014 invoquée par Mme C..."
3. Évaluation des capacités professionnelles : Le rapport de la tutrice et l'avis de l'inspectrice générale constituent des éléments concrets qui appuient le jugement, appelant l’attention sur l’insuffisance des savoirs disciplinaires et didactiques de l’intéressée :
"Une maîtrise insuffisante des savoirs disciplinaires et didactiques qui n'est pas compensée par une préparation suffisamment approfondie des séances."
En conclusion, la décision de rejet de la cour repose sur une analyse rigoureuse de la procédure administrative, soutenue par des éléments concrets qui démontrent l'absence d'erreurs dans l'évaluation de Mme C....