Résumé de la décision
Mme A... C..., ressortissante gabonaise, a demandé l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Montpellier qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire mentionnant "vie privée et familiale". Le préfet de l'Hérault a finalement délivré ce titre de séjour le 20 août 2019, bien après le début des procédures. La Cour a considéré que la requête était irrecevable en raison de l'absence d'objet, puisque le titre de séjour a été accordé. La requête a été rejetée en conséquence.
Arguments pertinents
La Cour a rejeté la requête de Mme C... sur la base de l'irrecevabilité pour défaut d'objet. En effet, la décision de délivrer le titre de séjour, intervenue avant le dépôt de la requête en appel, a retiré tout fondement à cette dernière. La Cour a affirmé : "Cette décision, intervenue antérieurement à l'introduction de la requête dirigée contre le refus précédemment opposé à la demande présentée par Mme C..., prive cette requête d'objet." Cela souligne que même si des motifs de fond étaient soulevés dans la requête, la simple délivrance du titre de séjour rendait inutile l'examen de ces moyens.
Interprétations et citations légales
La décision de la Cour a fait référence à plusieurs textes de loi, en particulier le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 : Cet article définit les conditions dans lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour, notamment en tant que parent d'enfants français. Bien que cet article ait été cité dans les arguments de Mme C..., la Cour a souligné que les conditions n'étaient plus pertinentes puisque le titre en question avait été finalement délivré.
2. Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 - Article L. 761-1 : Ce texte mentionne les dispositions concernant la prise en charge des frais de justice. Les conclusions de Mme C... relatives à la prise en charge de ses frais d'avocat ont également été jugées irrecevables, le rejet de la requête totale rendant sans objet les demandes en matière d'aide juridictionnelle.
Ainsi, la décision de la Cour rappelle que l'obtention effective d'un titre de séjour rend les contestations du refus de délivrance obsolètes et ne laisse pas de place à l'examen des moyens invoqués.