Résumé de la décision
M. di Toro conteste une ordonnance du 28 janvier 2015 qui a rejeté sa demande d'annulation de la décision du 4 juillet 2014, par laquelle sa gestionnaire a résilié son contrat d'engagement dans la réserve opérationnelle. Il soutient que la notification de la décision attaquée n'était pas régulière, que le tribunal n'aurait pas dû se fonder sur une précédente requête pour opposer la tardiveté, et que la décision est entachée d'erreurs de droit et d'appréciation. La Cour rejette sa requête, confirmant que M. di Toro ne peut se prévaloir d'un défaut de notification et que son recours était irrecevable en raison de son caractère tardif.
Arguments pertinents
1. Tardiveté et connaissance de la décision : La Cour fait valoir que M. di Toro avait déjà une connaissance de la décision litigieuse par le biais d'une précédente requête du 4 septembre 2014. Ainsi, il ne peut revendiquer l'inopposabilité des délais de recours, comme le prévoit l'article R. 421-5 du Code de justice administrative : « [...] les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. »
2. Rejet de la demande : En raison de cette connaissance antérieure, la Cour conclut que le président du tribunal administratif n’a pas commis d’erreur en rejetant la nouvelle requête de M. di Toro pour irrecevabilité. La Cour précise : « En se bornant à soutenir qu'en l'absence de notification régulière de la décision attaquée, le tribunal ne pouvait se fonder sur l'existence d'une précédente requête pour opposer une tardiveté, M. di Toro n'établit pas que c'est à tort que [...] le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête présentée le 15 janvier 2015. »
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur le Code de justice administrative, notamment :
- Article R. 421-1 : « Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. »
Cette disposition souligne l'importance des délais de recours, qui sont essentiels pour la sécurité juridique et la bonne administration de la justice.
- Article R. 421-5 : Cet article précise que les délais de recours ne s'appliquent qu’à condition d'avoir été notifiés correctement. La Cour interprète cet article dans le cadre du cas de M. di Toro, affirmant que la connaissance de la décision datant de la première requête le prive de tout avantage lié à un défaut de notification.
L'interprétation faite par la Cour sur ces articles révèle l'importance de la connaissance des décisions par les justiciables et leur obligation de respecter les délais légaux pour contester ces décisions, indépendamment des vices éventuels de notification, une fois qu'ils ont acquis une telle connaissance par d'autres voies.
En somme, la décision souligne la nécessité de respecter les délais de recours afin d'assurer une bonne administration de la justice et la prévisibilité pour les parties impliquées.