Résumé de la décision
La cour administrative d'appel de Nancy a été saisie d'une demande de rectification d'erreur matérielle suite à son arrêt n° 16NC00051 du 21 novembre 2017, qui avait initialement condamné l'hôpital Nord Franche-Comté et la Société hospitalière d'assurances mutuelles à verser la somme de 23 612,36 euros à M. A... en réparation de ses préjudices. Après examen, la cour a constaté qu'une erreur de calcul avait été commise et a rectifié la somme due, la ramenant à 17 391,29 euros, confirmant ainsi que l'erreur était matérielle et imputable ni aux requérants ni au défendeur.
Arguments pertinents
1. Nature de l’erreur : La cour a qualifié l'erreur de calcul dans l’addition des sommes accordées d’« erreur matérielle », précisant qu’elle a eu une « influence sur le jugement de l’affaire ». Elle a souligné que cette erreur n'était imputable à aucune des parties.
2. Cadre juridique : La cour a appliqué l'article R. 833-1 du code de justice administrative, qui stipule que « Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel (...) est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification ».
3. Double indemnisation : La cour a annulé une partie du jugement du tribunal administratif qui avait entraîné une double indemnisation des dépens, renforçant l'importance d'une juste évaluation des préjudices lors des réparations accordées.
Interprétations et citations légales
L'article R. 833-1 du code de justice administrative définit le cadre d'application d'un recours en rectification d’erreur matérielle et précise que ce recours est ouvert pour corriger des erreurs de nature matérielle ayant pu influencer le jugement. La cour a affirmé :
>« Cette erreur de calcul constitue une erreur matérielle ».
Cette citation illustre l’approche stricte de la cour concernant la nécessité de corriger les erreurs qui pourraient affecter la décision finale. En ce sens, la cour se montre soucieuse de maintenir l'intégrité des montants accordés en réparation des préjudices, conformément au principe de non-double indemnisation, ce qui est essentiel pour assurer l'équité dans le traitement des réclamations d'indemnisation.
Ainsi, la cour a statué en faveur de la rectification, respectant les conditions posées par l’article R. 833-1, concluant que la demande des requérants était justifiée. Ce faisant, elle a illustré son rôle de garant de la rigueur et de la justesse dans l'évaluation des demandes d'indemnisation suite à des préjudices subis en milieu hospitalier.