Résumé de la décision
M. D... a introduit un recours devant la cour pour contester l'ordonnance du 3 septembre 2018 du vice-président du tribunal administratif d'Orléans, qui avait rejeté sa demande d'annulation d'une décision implicite du ministre de l'intérieur, considérée comme tardive et donc irrecevable. La cour a confirmé que la demande de M. D... était effectivement irrecevable, étant donnée l'expiration des délais de recours, et a rejeté ses conclusions relatives à l'injonction sous astreinte ainsi que ses demandes de frais de litige.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la demande: La cour a établi que la requête de M. D... était tardive en précisant que la décision du ministre de l'intérieur, bien que confirmative d'une précédente décision, ne pouvait pas rouvrir le délai de recours contentieux. Elle a ainsi tranché que M. D... n'était pas fondé à demander l'annulation de l'ordonnance du tribunal administratif, qui l'avait rejetée pour irrecevabilité manifeste.
> "La décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant le recours hiérarchique, née le 23 janvier 2017, purement confirmative de la décision du 3 octobre 2016, n'a pu également rouvrir le délai de recours contentieux."
2. Injonction sous astreinte: La cour a considéré que, puisque les conclusions à fin d’annulation avaient été rejetées, il ne restait aucune mesure à exécuter, rendant les demandes d’injonction sous astreinte irrecevables.
> "L'exécution du présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution."
3. Frais liés au litige: En vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la cour a déterminé qu'il n'était pas justifié de mettre les frais à la charge de l'État, n'étant pas la partie perdante dans cette instance.
> "Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme réclamée par M. D..."
Interprétations et citations légales
Les articles de loi cités sont interprétés comme suit :
1. Code de justice administrative - Article R. 421-1: Cet article stipule que les délais de recours contre une décision administrative sont de deux mois à partir de la notification de la décision attaquée. La cour a utilisé cet article pour établir le délai de recours de M. D... et pour conclure que sa requête était tardive.
2. Code de justice administrative - Article R. 421-5: Il précise que les délais de recours ne sont opposables que si les voies de recours sont mentionnées dans la notification de la décision. Bien que la décision du préfet ne mentionne pas les voies et délais de recours, la cour a constaté que M. D... avait eu connaissance du recours à faire, et les délais étaient donc appliqués.
3. Code des relations entre le public et l'administration - Article L. 112-2: Cet article précise que les recours hiérarchiques ne sont pas soumis à la procédure décrite dans les articles L. 112-3 à L. 112-6, ce qui signifie que la décision du ministre ne pouvait pas avoir rouvert le délai de recours.
Ces éléments légaux montrent la rigueur avec laquelle la cour a examiné les délais de recours et les implications des différentes décisions administratives concernant la situation de M. D...